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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 17:54

La comédie potache est un genre revenu à la mode depuis une dizaine d'années.

Depuis les succés des Scary Movie (dont le 4ème volet est sorti tout récemment) et American Pie, il n'est pas rare de voir sortir ce type de films sur grand écran... malheureusement pas toujours de bonne facture.

Dernier essai en date, Little Man, le nouveau film des frères Wayans (Keenen le grand frère derrière la caméra et Marlon et Shawn devant).


Connus du grand public pour leurs parodies de films d'horreur (Scream en tête) dans les deux premiers Scary Movie, nos frangins comiques se retrouvent pour la cinquième fois dans une comédie vraiment hilarante.

Calvin Sims est un voleur un peu particulier.
Du haut de son mètre, il réalise les vols les plus difficiles mais cela ne l'a pas empêché de séjourner quelques temps en prison où le petit bonhomme a su se faire respecter un peu à la manière d'un Joe Dalton.
Mais aujourd'hui est un grand jour pour Calvin car il va de nouveau respirer l'air de la liberté.
A peine libéré, notre farfadet se lance dans un ultime vol, celui d'un gros diamant, avec son complice de toujours, le lourdeau Percy qui a une dette envers la mafia locale.
Tout se passe à peu près comme il faut jusqu'au moment où Calvin cache le joyau dans le sac d'une jeune femme afin d'échapper à la police.

Déterminé à récupérer son bien, le nabot va devoir enfiler le costume d'enfant abandonné pour infiltrer la famille de l"héritière".

Pour son rôle de Calvin, Marlon Wayans a formidablement joué des mimiques devant un écran bleu, transposées ensuite par ordinateur sur la plastique d'un jeune acteur de 9 ans.
Le résultat est saisissant de réalisme tant la démarche et les rictus du "bambin" sont adultes.

Little Man est une vraie réussite, les gags font mouche quasiment à tous les coups.
On ne finit pas de se délecter des réactions agressives du petit Calvin face aux situations que vit un enfant à cet âge.

Assurément LA comédie de cet été. 



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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 19:45

Ah là là... que ce doit être bien de passer des vacances en camping-car (ou plutôt en bus), à rouler sur ces longues lignes droites bordées de hauts pins avec en fond un magnifique coucher de soleil bercé par une bonne vieille country des familles.

C'est ce qu'a dû se dire Barry Sonnenfeld un beau soir d'été, attablé sur la terrasse de sa modeste villa en train de siroter une pina colada et se faire masser par 3 jeunes femmes tout juste majeures...
Dommage qu'il ait juste omis d'imaginer également un psychopathe défiguré avec une grosse hache acérée façon slash-movie. Car dans la famille McNeive, je veux le chien !
Ah mince y a pas de chien...

Bon, ne tournons pas autour du pot, cette soi-disante comédie est une vraie tragédie pour le cinéma.
Robin Williams et Jeff Daniels, qu'on a connus (beaucoup) plus inspirés, ont forcément dû perdre un pari pour jouer dans une telle diarrhée.
A moins qu'ils aient trouvé ce dernier recours pour sortir des griffes du fisc en évitant l'hypothéque de leurs cabanons de 500m² perchés sur les hauteurs de Hollywood.
Bref, entre les prévisibles blagues pipi-caca maintes fois vues et revues, les caprices prépubères d'une gamine doppée à la soupe Fun Radio et un scénario qui tient (casting compris) sur une feuille de papier-cul 1er prix, tout est à jeter.
Sourire des aventures de ces culs serrés est chose quasi impossible.
Et comble du paroxysme pour une "comédie", on finit par être rapidement agacés par tout ce tintamarre visuel (les running gags de la ceinture de sécurité qui ne s'enclenche pas ou du bus qui continue sa route faute de cales comme si lui aussi voulait fuir cette parodie de film comique...).
Sans parler de l'habituel final des plus niais qui finit d'enterrer la dernière once de pitié qu'on peut avoir pour cette famille de gnans-gnans.

En conclusion, espérons que Camping-Car se perde dans les anales de l'indifférence à défaut de rester dans les annales du cinéma. Le 7ème Art ne s'en portera que mieux.

2/20 pour la prestation du panneau STOP qui se fait défoncer par le bus en début de film.



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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 18:45

Décidément, ces temps-ci, il n'est pas bon de partir à l'aventure, camper dans des endroits reculés.
Après le désert californien (ou plutôt marocain puisque le film a été tourné au Maroc) du remake de la Colline a des Yeux, nous voici donc à suivre les belles petites vacances de trois jeunes touristes dans le désert australien.
Dans le rôle du grand méchant Loup, à la différence du film d'Aja, pas de "peuple" irradié façon mutants de la planète Zoxor, juste un bouseux complètement taré et légèrement "touristophobe".

En gros, l'histoire de Wolf Creek raconte comment deux anglaises et un australien, emballés à l'idée de traverser l'Australie à bord d'une vieille bagnole, se sont retrouvés entre les mains d'un serial killer adepte d'armes en tout genre, une sorte de "Crocodile Dundee" à la retraite.

Le film est sympathique à regarder mais loin d'être insoutenable (comme l'indique l'affiche).

Certes, on aimerait moyennement être à la place de ces jeunes gens mais on est à mille lieux de l'effroi que suscitent la Maison des 1000 Morts ou la Colline a des Yeux par exemple.
Les scènes gore se laissent regarder sans trop de dégoût pour qui est habitué à ce genre de "spectacle" et la tension est assez peu palpable.
Le jeu des acteurs est bon mais beaucoup trop de clichés rendent finalement le film trop convenu et assez moyen.
Ceci dit, malgré la beauté des paysages, ça ne donne pas envie de passer ses vacances dans le bush australien surtout lorsque l'on sait que l'histoire est inspirée de faits réels encore plus terribles. 

Vive le camping sauvage !



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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 10:57

Un peu à la manière d'Un Plan simple (1998), Bleu d'Enfer raconte l'histoire de plongeurs hors pair - ils peuvent quand même rester 2h sous l'eau sans respirer - qui trouvent l'épave d'un avion bourré de cocaïne. La fortune à portée de main, l'appât du gain des uns va provoquer la chute des autres.
La comparaison avec le film de Sam Raimi s'arrête là tant Bleu d'Enfer met malheureusement 1h30 à "émerger" de cet océan de platitude.
1h30 durant laquelle on a droit à un petit documentaire de plongée où l'on voit quatre sourires "ultrabrite" nager parmi les petits poissons bleus et jaunes et accessoirement rechercher l'épave d'un gallion du 19ème siècle.
C'est bien joli tout ça mais pour 9 euros, je préfère me payer 10 mn de plongée grandeur nature !
Bref, le scénario manque cruellement de mordant et d'originalité.
L'intrigue est sans surprise et doit tenir sur deux feuilles de papier-cul.
Restent les décors sympathiques, même si la profondeur de l'endroit donne plutôt l'impression que le film a été tourné à la piscine municipale du coin, et le sourire de Jessica Alba dont la performance d'actrice ne restera pas dans les annales du cinéma...

Bleu d'Enfer un film à boire en temps de canicule... uniquement.



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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 00:35

A quelques jours de la sortie au cinéma de Bleu d'Enfer, j'avais envie de reparler un peu d'Un Plan Simple, film de Sam Raimi sorti en 1999 avec Bill Paxton, Billy Bob Thornton et Bridget Fonda.
Pourquoi revenir sur Un Plan Simple ?
Tout simplement parce que le pitch de Bleu d'Enfer est assez similaire.
Deux frères et un ami découvrent l'épave d'un avion enfoui sous la neige avec à son bord la coquette somme de 4 millions de dollars.
Les trois hommes décident de garder le secret et de partager l'argent plus tard. Mais tout ne se passe pas comme prévu...
Véritable rouleau compresseur, ce film est l'adaptation assez fidèle du roman éponyme de Scott Smith bien que moins destructrice que ce dernier. On peut d'ailleurs se féliciter que le romancier ait adapté lui même son roman noir sur grand écran.
Les acteurs campent parfaitement leur rôle notamment Billy Bob Thornton, l'homme aux mille visages (toujours aussi) impeccable dans ce rôle de benet. La bande son signée Danny Elfman (époux de Bridget Fonda et compositeur attitré de Tim Burton) colle admirablement à l'action du film et rend l'ambiance encore un peu plus pesante.

  Petit bijou noir corbeau disponible en DVD



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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 23:32

Avant 2001, on était habitués à voir Rob Zombie sur la scène Métal avec son groupe White Zombie puis en solo mais le monsieur a voulu montrer qu'il avait un autre talent artistique en l'occurence le cinéma.
Son premier film The House of 1000 corpses est un petit bijou d'horreur macabre, à la fois glauque et cynique, bien ancré dans l'univers de sa musique.  
Il récidive en 2004 avec The Devil's Reject, la suite de son premier film, actuellement sur les écrans français.


The House of 1000 corpses

La famille Firefly n'est pas vraiment recommendable.
Et en être ses invités est loin d'une partie de plaisir.
Du moins pour vous ! Car les hobbies de cette charmante famille ne sont que le cannibalisme, la torture et le satanisme.
Rien de bien méchant sur le papier (quoique c'est déjà pas mal) mais cruellement violent sur la pellicule.
Proche d'un Massacre à la tronçonneuse en plus sordide encore, The House of 1000 Corpses brille par sa façon de contaminer le spectateur de l'effroi que ressent la pauvre victime face à de lentes et mortelles souffrances.
Le Capitaine Spaulding et sa petite bande vous dissuadera à coups sûrs de vous aventurer dans la campagne américaine et surtout l'envie de prendre en stop une plantureuse blonde détrempée par un orage soudain.



The Devil's Reject

Le film garde l'aspect machiavélique du premier volet dans des scènes d'horreur d'une rare violence mais la mise en scène a mûri et fait place à un côté Thelma et Louise ou Une Nuit en Enfer (1ère partie). On assiste désormais à une course poursuite entre un sheriff véreux qui veut venger la mort de son frère et les déjantés de la famille Firefly.
Ce n'est plus vraiment une nouvelle symphonie de l'horreur même si le scalp est toujours de rigueur !
Une sorte de chevauchée fantastique dans un bled paumé du désert californien où personne n'est ni blanc, ni noir.

Juste rouge... du sang de leurs victimes. 





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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 21:49

Il y avait longtemps que je n'avais pas autant ri dans un film !
Dodgeball (Même pas mal ! sur les affiches françaises) raconte comment Peter La Fleur (Vince Vaughn), un loser au bord de la faillite, va tout faire pour sauver son petit club de muscu des mains avides du charismatique White Goodman (Ben Stiller) qui veut faire de celui-ci des emplacements de parking supplémentaires pour ses clients "testostéronés". Aidé d'une fine équipe de bras cassés fidèles du club, il va se lancer dans l'entreprise de remporter le championnat de Dodgeball, une sorte de balle au prisonnier version 1.1, et gagner ainsi pile-poil la somme de 50.000 $ qui va lui permettre de déshypothéquer sa salle de gym.
Les gags s'enchaînent vitesse V avec notamment un entrainement à coups de clefs à molette hilarant.
Les acteurs sont tous aussi drôles les uns que les autres mais une mention spéciale peut être donnée à Ben Stiller et son moule-bite gonflable et à Rip Torn en entraîneur paraplégique gueulard.
A signaler les petites apparitions de Chuck Norris, David Hasselhoff, William Shatner et de la tronche de fesse de Lance Armstrong qui fait sa prose sur l'esprit du sport (on croit rêver)...

  Dodgeball, un film sur la balle dans ta face, à voir absolument.



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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 21:41

Les films sur la guerre du Golfe (1990) sont assez rares sur grand écran. On peut noter néanmoins le sympathique Les Rois du Désert de David O. Russell (et encore l'action du film se déroule juste après la fin de la guerre) mais depuis, les longs métrages retraçant cette guerre n'ont pas été légions.

Sam Mendès, auteur des magnifiques American Beauty et Les Sentiers de la Perdition, signe davantage un témoignage qu'une prise de position sur une guerre éclair qui fut surtout une désillusion pour beaucoup de soldats américains impatients de servir leur pays.

Le réalisateur met en scène la vie de fantassins dans le désert irakien qui attendent désespérement de pouvoir dézinguer de l'ennemi.
La voix off du jeune soldat Anthony Swofford, interprété superbement par Jake Gyllenhaal (Donnie Darko, Le Secret de Brokeback Mountain), commente donc l'excitation puis la lassitude d'un bataillon en mal d'action (le final est d'ailleurs assez cynique) donnant un côté dramatique au film.

Jarhead, un film sur la guerre sans la guerre à voir absolument.



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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 22:58

Quel coup de hache, ce film !
Quelle violence sans concession aussi réaliste et effroyable !
Quelle réalisation sans faille made in France: Alexandre Aja signe là un remake de haute (tension) volée du haut de ses 28 ans !

Mais finalement, quelle malchance pour cette famille de ricains moyens d'avoir fait le plein d'essence dans cette petite station abandonnée...

La prochaine fois, faudra penser à la Lozère pour de petites vacances pépères. Car être coursé en plein désert par un gonze défiguré (par les radiations d'un sombre essai nucléaire) armé d'une pioche, la bave aux lèvres, c'est loin d'être le pied. Surtout si c'est pour perdre la moitié des troupes.
Remarquez, au moins le camping coûtera moins cher l'année prochaine !


LE film d'horreur de l'année !



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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 21:12

"Vous ne vous sentirez plus jamais en sécurité chez vous" titre l'affiche du film...

Mouais, encore faut-il que j'habite une grande baraque paumée dans la forêt roumaine.
C
ar dans mon petit F3 en plein centre ville, je ne risque pas d'avoir les ILS à manger.
D'ailleurs, pour tout vous dire, je mets le téléphone sous répondeur la nuit. Ça évite les blagues de petits plaisantins à 4h du mat'.
En plus, ma voiture est garée dans un parking privatif et mon chien n'aboie pas... car je n'en ai pas !
Bref, après avoir profité de la clim de mon ciné durant 1h18 j'en suis ressorti tout refroidi.
Et suis rentré chez moi écouter les messages de mon répondeur.


Au cas où ILS
me réserveraient enfin la grosse peur que j'attendais...



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