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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 11:44

A la base, je ne suis pas un grand fan de la série des Harry Potter. Non pas que les histoires de petits magiciens en herbe ne me passionnent pas vraiment mais j'ai toujours trouvé ces films mièvres et peu intéressants.
Ceci dit, je reconnais que ce genre d'aventures plait aux plus jeunes. Cependant, j'ai tout de même l'impression qu'un film comme Les Goonies est mieux fichu et peut enthousiasmer un public plus large.

Pourquoi évoquer Harry Potter pour écrire sur Alex Rider: Stormbreaker ?
Tout simplement parce que ces deux films ont trois points communs.
Tout d'abord, ils sont tous deux tirés de romans pour enfants qui ont fait, soit dit en passant, la richesse de leurs auteurs (J.K. Rowling pour Harry et Anthony Horowitz pour Alex). 
Ensuite, nos deux "héros" utilisent Biactol, matins et soirs.
Ça, fallait s'en douter vu leur âge.
Enfin, et ce n'est pas la raison la plus futile, Stormbreaker m'a autant passionné que son illustre prédecesseur !

Car il faut bien le dire, ce film de Geoffrey Sax est loin de m'avoir convaincu.

Certes, comme je l'ai écrit plus haut, je ne suis plus vraiment en âge de m'extasier devant les mésaventures d'un petit blondinet de 15 ans, reconverti en espion et qui passe son temps à faire des galipettes (en l'air, je précise), à réfléchir aussi vite que le dernier Core2 Duo d'Intel et à s'en sortir encore mieux que Bond et Jones réunis.

Pour être plus direct, ce film pompeux est chiant à s'endormir. Les scènes d'action sont grosses comme des maisons, l'histoire est ridiculement exagérée et notre "héros" à baffer affectueusement.

On se demande encore comment Mickey Rourke et Ewan Mc Gregor ont pu atterrir dans un tel navet.
Et dire que la série compte cinq tomes... Je crois qu'on n'a pas fini d'en bouffer du Rider... Potter/Rider, même combat.

Bref, si vous êtes fan de Spy Kids, ce film vous comblera probablement, sinon passez votre chemin sans vous retourner.






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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 09:55

Décidément les pays de l'Est ont la côte des réalisateurs de films d'horreur... Après Hostel et Ils, nous revoilà débarqués quelque part dans les pays "froids".

Palisade Defense est une société de vente d'armes.
Elle dépêche ses employés partout dans le monde pour obtenir de nouveaux contrats et notamment en Europe de l'Est où le marché est florissant. C'est ainsi que six commerciaux se retrouvent à parcourir le vieux continent et se voient gracieusement offrir par le Big Boss de l'entreprise un week end de paint ball dans la campagne hongroise. Seulement le cadre des lieux est peu idyllique et les rumeurs morbides qui s'y rapportent mettent vite le moral des troupes en berne. Et très vite, ils vont se rendre compte qu'ils sont la cible de tireurs d'élite complètement déglingués du bulbe, armés jusqu'aux dents des joujous de la compagnie...

Le synopsis du film donne vraiment envie de voir Severance et les premières minutes de celui-ci encouragent le spectateur à rester calé dans son fauteuil.
Seulement, on se rend vite compte que le film a un pied dans la comédie et un autre dans l'horreur. Ce ton décalé n'aurait pas été gênant si le climat mis en scène avait été beaucoup moins lourd, à l'instar d'un Brain Dead.

Or ici, ce n'est franchement pas le cas; du coup, on se retrouve à regarder un film bancal dans lequel on se sait pas s'il faut sourire voire rire de ce qui arrive à ces pauvres cadres sup' ou bien être complètement plongé dans l'effroi que les évènements inspirent et l'humour noir de ce métrage de Christopher Smith, réalisateur du très moyen Creep, n'est pas vraiment de circonstance.
Cependant la fin est assez amusante en usant à l'extrême le cliché de la "blonde à forte poitrine".  
C'est d'autant plus dommage que le film avait un vrai potentiel avec une réalisation originale et un découpage des scènes intéressant.

Severance aurait pu être une bonne surprise mais s'avère être au final un énième film d'horreur à voir, sans plus.  



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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 18:52

Les critiques de la presse sont parfois assez étranges.
Bien souvent, elles encensent sans aucune retenue des comédies qui ne méritent pas tant d'éloges et déploient l'artillerie lourde pour d'autres.

A l'instar de Little Man qui avait largement atteint son but c'est à dire de faire rire, Click fait partie de cette deuxième catégorie. Délit de sale gueule ? Probablement.
Tout comme les frères Wayans, Adam Sandler, l'acteur principal du film, a un lourd passé de comique pas toujours fin. Pourtant le bonhomme a bien tenté de se refaire une virginité avec l'étrange Punch Drunk Love de Paul Anderson mais visiblement c'est cause perdue.

Bref, pour en revenir au film, Click raconte l'histoire d'un homme simple qui découvre les plaisirs des pouvoirs d'un dieu.
Michael Newman est complètement absorbé par son boulot.
A tel point, qu'il délaisse sa femme et ses deux enfants au détriment de sa carrière.
Dans ce contexte là, si Michael veut zieuter la télévision, il n'aura pas vraiment la patience de tester chaque télécommande qui trône la table basse de son salon pour la faire marcher.
Alors autant qu'il achète une télécommande universelle... !

Mais une fois l'objet tant convoité entre les mains, notre stakhanoviste va vite se rendre compte qu'elle fait un peu plus que ce qu'elle ne devrait faire, pour son plus grand bonheur...

Click marque la deuxième collaboration d'Adam Sandler et Frank Coraci, le réalisateur du film. Ils avaient auparavant travaillé ensemble sur Waterboy, sorti en 1998.

La distribution du film ne s'arrête pas au comique américain: Christopher Walken a vêtu la blouse pour son rôle de créateur de la fameuse télécommande. Toujours affublé de son sourire démoniaque, il joue à merveille le savant illuminé.
En outre, on a plaisir à revoir deux anciennes gloires des séries TV, Henry Winkler en grand-père un peu gâteux (la roue tourne, Fonzie...) et David Hasselhoff en patron fainéant et avide de belles filles. 

Sean Astin, le hobbit des Goonies, campe un maître nageur un poil ridicule dans son petit slip de bain rouge.
Enfin, Kate Beckinsale est ravissante en épouse délaissée par son mari qui préfère "tâter" de la maquette.

On pourrait découper le film en deux parties: gros avantages et non moins gros inconvénients
Dans la première partie, on s'amuse avec délectation des facéties de Michael qui use à volonté de sa télécommande magique. Les gags sont parfois énormes mais fonctionnent à tous les coups. 
Dans la seconde partie, il découvre qu'il en devient esclave au point de manquer involontairement des moments cruciaux de sa vie.
Notre héros prend alors conscience de l'importance de la famille et de chaque moment à partager avec elle.


Entre Forrest Gump et l'Effet Papillon, en passant par Bruce tout puissant, cette comédie est une vraie réussite qui arrive à la fois à faire rire et émouvoir le spectateur.


Click, un film télécommandé à ne pas zapper.
   



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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 18:50

Au service de Satan est un film rare.
Un de ces films qui vous marquent non pas par son histoire alambiquée ou son casting de rêve mais pour sa médiocrité extrême. On a droit là à un chef d'oeuvre de nullité.
Et dire que ça sort en DVD cette semaine !!!

L'histoire est assez mièvre à la base: Satan qui s'emmerde en Enfer descend sur Terre pour foutre le bronx à l'occasion des fêtes d'Halloween. Pour "contenir" sa soif de sang, il choisit une petite île civilisée. Muni d'un déguisement (de Satan), il commence son travail de sape impunément quand un jeune garçon l'aperçoit. Celui-ci est un fan d'un jeu vidéo où Satan incarne le héro (puisqu'on vous dit que les jeux video sont le mal...). Fou de joie, il décide de l'accompagner dans son périple, sans se douter le moins du monde du danger qu'il court.

Gros comme une maison, cet ersatz de film d'horreur est bon à être diffusé en deuxème partie de soirée sur M6.
Même pas drôle, ce truc met en scène des personnages interprétés de manière caricaturale qui laisse à penser que les acteurs sont à la hauteur de ce navet sanglant. A fuir.

 



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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 00:46

Un film sur la mode n'a, au premier abord, que peu de réussite à forcer ma curiosité.
Mais la présence de Meryl Streep en autoritaire rédactrice en chef d'un magazine de mode m'a convaincu d'aller voir Le Diable s'habille en Prada même si ce n'est pas vraiment une actrice dont je suis la carrière.
Je n'ai pas été déçu de ce côté là, sa prestation de femme exigeante et acariâtre est excellente.
Il en est de même de celle de la jeune Anne Hathaway.
Par contre, le film en lui même n'a pas de quoi casser des briques. Et pourtant ça commençait plutôt bien.

Andrea rêve de faire du journalisme.
A peine ses études terminées, elle doit faire ses preuves dans le métier avant d'acquérir une place de choix.
Un poste de seconde assistante lui est offert dans la rédaction de Runway, le plus célèbre magazine de mode.
Elle va alors apprendre ce que veut dire "assistante" dans ce milieu branché et snob.

Adaptation cinématographique du roman éponyme de Lauren Weisberger (traduit en 27 langues), Le Diable s'habille en Prada est une comédie douce amère sur l'univers Fashion.

Entre coups bas mesquins et superficialité, le film paraît être une parfaite retranscription du milieu de la mode.
Certes, comme je l'ai dit auparavant, l'interprétation est impeccable mais l'histoire est d'une platitude à pleurer.
De voir le chemin parcouru par une jeune fille innocente pour arriver à gagner la respectabilité de sa chef est loin d'être emballant surtout avec les rituelles incohérences de comportements des personnages.
Entre une rédactrice en chef intraitable et tyrannique qui devient au final un gentil toutou au coeur blessé et une "grosse" (taille 6) bête sympathique qui évolue en belle arriviste aux dents longues détestable, le film donne beaucoup dans la romance. Surtout quand la jeune pousse tourne le dos à ses amis et à son petit copain (qu'elle cocufie en beauté à Paris) pour se consacrer exclusivement à son job de larbin à plein temps.

D'ailleurs, si on réfléchit un minimum au message véhiculé par le film, on arrive à la conclusion qu'il faut accepter de faire la bonniche une année pleine au sein d'une rédaction de magazine de mode pour débuter correctement dans le journalisme. Bref, un an de bizutage.

Quoi qu'il en soit, Le Diable s'habille en Prada est un film à voir pour passer le temps.
Mais pas de quoi réserver une soirée au feutre indélébile sur votre planning.




Le Diable s'habille en Prada ou l'histoire d'un grain de maïs dans une assiette de petit pois.



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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 15:55





Janvier 2004. Lost in translation, le petit frère du Virgin Suicides de Sofia Coppola, débarque sur les écrans français.
L'affiche en dit long sur le film. On y voit Bill Murray assis en peignoir sur un lit d'hôtel, l'air complètement dépité, les épaules basses et les tongues au pied. Le bonhomme, "apparemment dans son élément", a visiblement dû se tromper de film. A moins que ce film soit tout simplement LUI.


Bob Harris, puisque c'est de lui qu'on parle, a besoin d'argent.
Il n'est pas à la rue loin de là mais son statut d'acteur has been avec un train de vie au dessus de la moyenne l'oblige à ne pas se faire oublier.

Alors, il n'a rien trouvé de mieux que d'atterrir à Tokyo pour y tourner une pub bien payée sur un whisky qu'il a peine à boire devant les gesticulations permanentes d'un réalisateur japonais. 
Du haut de son hôtel de luxe, Bob contemple la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s'intégrer à la réalité qui l'entoure, incapable également de dormir à cause du décalage horaire.
Mais qu'à cela ne tienne, Bob jouera le jeu jusqu'au bout, lui qui est accueilli comme un roi et placardé, un verre à la main, sur les bus et hauts buildings de la capitale nippone. 

Charlotte, elle, n'est pas sur l'affiche.
Et pour cause, elle est dans sa chambre d'hôtel.
Seule, à attendre son mari photographe.
Fraîchement diplômée, elle aussi n'a pas grand chose à faire au pays du soleil levant, tout juste a-t-elle vu quelques amis.
Et comme tous les soirs, elle se rend au bar, boire son ennui.
Car le sommeil la fuit, elle aussi.
Mais la rencontre a lieu et l'échappée est imminente...


Que dire de négatif sur ce film ?
Qu'il aurait dû durer des heures et des heures !!!
Tout est beau, pur, innocent.

Sofia Coppola filme avec une grande sensibilité cette rencontre improbable entre deux personnes qui n'auraient jamais eu un regard pour l'autre en temps normal.
Ici pas question d'un amour racoleur et platonique, tout est mis en scène avec finesse et réserve. D'ailleurs nos deux égarés ne faillissent jamais, par respect pour eux mêmes et pour cette histoire si belle.

Tant de décalages donnent tout son sens au titre du film.
Décalage horaire, décalage culturel, décalage linguistique, décalage générationnel (Bob pourrait être le père de Charlotte), décalage dans les rapports entre les gens (les ratés des couples respectifs de Bob et Charlotte et la difficulté d'arriver à dire ce qu'on veut exprimer).

Jamais ennuyeux malgré un rythme très lent, Lost in translation émerveille par son histoire, son cadre dépaysant et le formidable jeu de ses acteurs.


Bill Murray est remarquable en acteur sur le déclin, complètement désabusé et absent.

Il donne une réplique parfaite à Scarlett Johansson qui trouve là un rôle référence à la hauteur de son talent et de son charme.

Bien que le film soit centré sur les deux personnages, les rôles secondaires ne sont pas en reste.
Giovanni Ribisi est un photographe pressé et totalement absorbé par son métier tandis qu'Anna Faris joue avec aisance et excés une actrice stéréotypée à Tokyo pour la promotion de son film. 



Et que dire de la bande son du film ? Qu'une musique n'a jamais été aussi en adéquation avec les images qu'elle caresse.

Composée par de nombreux artistes indépendants tels que Kevin Shields (My Bloody Valentine) et les frenchies Phoenix et Air (qui avait déja signé la musique de Virgin Suicides), elle accompagne avec brio les errances, les joies et les interrogations de Bob et Charlotte.

Acclamé par les critiques aussi bien des spectateurs que de la presse qui n'a pas hésité à le considérer comme le film de l'année 2004, Lost in translation a été maintes fois récompensé par la profession: Oscar du meilleur scénario (nominé également comme Meilleurs Film, Acteur et Réalisateur), César du Meilleur Film Etranger et trois Golden Globes.


Lost in translation, la rencontre de deux âmes perdues dans le décalage horaire et les lumières de Tokyo.



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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 12:54

Deux choses m'ont donné envie de voir ce film: c'est un thriller et l'affiche est absolument superbe avec cette petite fille (qui fait plutôt 9/10 ans que 14 ans, soit dit en passant), sorte de Petit Chaperon Rouge des temps modernes mais son grand-mère, debout, immobile sur un piège à (Grand Méchant) loup, telle un appât.

Ainsi, cette affiche en dit long sur ce film et résume à elle seule l'histoire: la revanche du Petit Chaperon Rouge.

Ce n'est pas la première fois que ce conte de Perrault est adapté de façon moderne au cinéma. Déjà en 1997 dans le film Freeway, Reese Witherspoon était une jeune auto-stoppeuse rebelle aux prises d'un Kiefer Sutherland en automobiliste psychopate.

Bref, pour en revenir à Hard Candy, on pourrait assimiler ce face à face à un huit-clos tant l'histoire se déroule à 90% dans l'appartement du jeune homme séquestré.
Mais tout commence sur l'écran d'un ordinateur où se déroule une discussion sur un chat instantané du type MeuSeuNeu.
Jeff et Hayley "clavardent" ensemble depuis un bon moment.
Lui est un jeune photographe trentenaire, elle une adolescente de 14 ans. Il pourrait presque être son père mais a très envie de la rencontrer. Elle ne se fait pas prier, bien au contraire.

Ils se donnent donc rendez vous dans un café.
Mais la jeune fille en veut plus: aller chez lui.
Quelle mauvaise idée que Jeff a eu d'accepter…

Pendant plus d'1h30, on assiste donc au calvaire du jeune homme et franchement je ne voudrais pas être à sa place ! Drogué puis ligoté, il va devoir répondre à l'interrogatoire sans concession de Hayley qui le soupçonne de pédophilie.
Où a-t-il caché les photos dénudées qu'il a prises de filles mineures ?
Qu'est-il arrivé à la jeune Donna Mauer portée disparue depuis quelques jours dans les environs ?

Le film a un rythme assez pépère malgré la tension qui s'installe... jusqu'à cette scène choc qui restera gravée dans de nombreuses mémoires ! D'ailleurs pas étonnant, au vu de celle-ci, que le film soit interdit en salle au moins de 16 ans.
Dans la lignée de Hostel, les litres de sang en moins, celle-ci scotche le spectateur dans son siège.
Moi qui suis friand du genre, j'avoue avoir eu un peu la nausée durant vingt minutes.

Sinon dans sa globalité, le film n'est pas mal même si parfois ça traîne un peu en longueur, notamment la scène qui se déroule dans un café, au début du film.
De plus, on passera outre les quelques petites invraisemblances du scénario.

Par contre, j'aurais imaginé une fin différente qui aurait sûrement chamboulé le "pourquoi du comment" du film mais aurait rendu l'adolescente plus innocente et naïve.

Là, elle raisonne aussi bien qu'une adulte voire mieux et pour le justifier, les scénaristes n'ont pas trouvé mieux que de lui faire répéter tout le film qu'elle est la première de sa classe.

Du coup, elle énerve par son impertinence et comble du comble, on a presqu'envie que le photographe reprenne le dessus et dégage cette chipie à grands coups de pieds au cul.
De ce point de vue là, le film est une réussite et le réalisateur a réussi à questionner le spectateur en le confrontant à ce choix de sympathie. C'est uniquement pour cette raison que je lui mets

En tout cas, l'interprétation est très bonne.

La petite frimousse d'Ellen Page donne au personnage de Hayley un petit côté angevin bien trompeur.

Très à l'aise dans son rôle, elle a certaines mimiques bien révélatrices de ses intentions.

Jeff est joué avec justesse par Patrick Wilson dont les yeux clairs et les canines pointues collent bien au rôle de Grand Méchant Loup.


Hard Candy ou quand Le Petit Chaperon Rouge a les dents plus longues que le Grand Méchant Loup !
 



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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 19:50

Giacomo DiNorscio, alias Jacky Dee, vient d'écoper de trente ans de prison.
Il se voit offrir une réduction de peine conséquente en échange d'un témoignage contre sa "famille", ses amis.
Refusant catégoriquement le deal, Jacky Dee se rend au procés dans la peau d'un accusé mais aussi de celle de son propre avocat, convaincu qu'il défendra mieux que personne ses intérêts.

Durant près de 630 jours, il va donc défendre sa poire et celle de ses amis avec humour et détermination.

Inspiré d'une histoire vraie, Jugez moi coupable retrace les deux ans du plus long procés d'assises de l'histoire judiciaire américaine d'une des plus grandes familles de mafieux.

20 accusés, 19 avocats, 12 jurés titulaires  et 8 suppléants (en cas de corruption avérée), 76 chefs d'accusation et 5 jours de plaidoirie pour un des avocats de la défense... les chiffres sont éloquents sur la démesure de ce procés dont l'issue a choqué une grande partie de l'Amérique.

A signaler que la majeure partie des dialogues durant les séances sont tirées directement de la réalité.

Sidney Lumet fait un retour sympathique derrière la caméra, six ans après Whistle, son dernier long métrage.
Même si Jugez moi coupable est loin d'être le meilleur film du cinéaste âgé de 82 ans, c'est un bon divertissement, parfois un peu long (mais comment faire plus court avec un procés aussi long ?) qui vaut surtout son pesant d'or pour la prestation de Vin Diesel dans un rôle à contre emploi.

D'ailleurs, il serait un peu naïf de croire que c'est un film estampillé "Vin Diesel".

Certes l'acteur tient le rôle principal de cette comédie dramatique mais Jugez moi coupable est loin d'être un film d'action survitaminé.

Pour l'occasion, le musclor américain a troqué son marcel blanc tout musclé et son crâne rasé contre un costume beige élargi de poignets d'amour naturelles et une coiffure qui laisse apparaître une prématurée calvitie.
Donc rien à voir avec Xander Cage, le héros de xXx !

Le scénario, écrit sur trois ans, est tout de même assez romancé, laissant place à quelques passages assez burlesques (le plus célèbre procureur des Etats Unis qui tombe peu à peu sous le charme de la verve de Jacky Dee ou des mafieux à l'air aussi inoffensif que des caniches de grand-mères) et m'amène à penser que ça n'a pas dû se passer tout à fait comme ça dans la réalité...

Enfin, il faut savoir que le véritable Jacky Dee a participé activement à l'écriture du film, notamment dix minutes par jour au téléphone dans un premier temps quand le mafieux était encore en prison.
Celui-ci est décédé pendant le tournage du film.

Par la plus Haute Juridiction de ce blog, je déclare Vin Diesel... non coupable de vouloir changer de registre !



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22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 11:13

Quitter une petite amie n'est pas forcément chose aisée. Quitter une petite amie pour une autre fille l'est encore moins. Mais alors, quitter une petite amie dotée de super pouvoirs pour une autre fille relève carrément de l'irresponsabilité !
C'est pourtant l'erreur que va commettre Matt.
Pourtant tout s'est bien présenté pour Jenny alias G-Girl et le jeune architecte. 
Leur relation commence aussi abruptement qu'elle se termine...
Matt, en quête de l'âme soeur, prend son courage à deux mains et aborde une jeune brune dans le métro.
Tout près du rateau d'or en public, il finit par retomber sur ses pied en récupérant tant bien que mal le sac à main de la belle après qu'un voleur tente de s'en emparer.

Epanouis sexuellement, les deux tourtereaux vivent le bonheur parfait jusqu'au jour où Jenny fait preuve de jalousie et de nervosité vis à vis d'Hannah, une collègue de bureau de Matt.

Se rendant compte qu'il n'est finalement pas très amoureux de sa Power copine et au contraire beaucoup plus d'Hannah, Matt décide de rompre. Bien mal lui prend...

Cette comédie légère et sans grande prétention est la nouvelle réalisation d'Ivan Reitman, le créateur des fameux Ghostbusters.  Sans atteindre l'égal de ses aînés, Ma super ex est agréable à regarder.

Même si le film est parfois lourd, quelques gags font tilt (j'ai bien aimé l'acharnement sur Matt du superviseur du cabinet d'architecte) et les personnages sont sympatiques. 

Uma Thurman est ravissante dans ce rôle de "Superman en jupon" et son regard de tueuse (Kill Bill inside) en dit long sur sa possessivité excessive.
Luke Wilson (La Famille Tenenbaum) joue bien le maladroit inexpérimenté avec les femmes.
Enfin Anna Faris (la série des Scary Movie, Lost in translation) est une nouvelle fois cantonnée dans la peau d'une niaise, rôle qui lui va à merveille.


Ma super ex est une comédie à voir pour se détendre, sans réfléchir.



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20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 21:52

Sacré Elvis, il aura bien eu son monde !
Lui que tout le monde croyait mort a échangé son identité avec un fan, aspirant à une plus grande tranquilité.

Et le voilà donc qu'il court des jours (pas si heureux que ça) dans une maison de retraite du Texas à se morfondre dans sa misérable chambre infectée de cafards et à supporter les toussements poussifs de son voisin de chambrée.

Toujours affublé de ses rouflaquettes sur les joues et de ses lunettes sur le nez mais avec la banane gominée en berne, il coule donc une fin de vie monotone de vieux croûton de 70 ans au milieu de gâteux au passé sans étoiles.

Jusqu'au jour où Bubba Ho-Tep, une terrible momie égyptienne, débarque dans le coin et élimine un par un les vieux occupants de l'asile en puisant le peu d'énergie qu'ils leur restent (par le trouduc !) pour se nourrir.

Elvis, aidé de son ami Jack Kennedy qui prétend être le président John Fitzgerald bien qu'étant noir, va tout faire pour se débarrasser de cette vermine qui vient troubler ses vieux jours.

Réalisé par Don Coscarelli (qui est le premier "Maître de l'horreur" de la série), Bubba Ho-Tep est adapté d'un roman du texan Joe R. Lansdale. Cette comédie fantastique met en scène le mémorable Bruce Campbell (Evil Dead 4 ?) dans le rôle du King et le regretté Ossie Davis dans celui de JFK.

On se délecte de suivre nos deux compères, tenter de se débarrasser à une vitesse d'escargot   avec déambulateur et chaise roulante.

Que les fans de ce film déjà culte se réjouissent: Elvis n'a pas fini de faire parler de lui puisqu'une suite, Bubba Nosferatu, est prévue !

Décliné en trois versions (édition simple, spéciale, collector avec une statuette d'Elvis ou de la Momie, c'est au choix), Bubba Ho-Tep sort ce 20 septembre en DVD et il serait vraiment dommage de passer à côté.

Ho Yeah !



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