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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 14:55

Quelques lignes d'histoire...

Le Muséum d'Histoire Naturelle renferme dans ses murs un secret mystérieux et stupéfiant que Larry, nouveau gardien de sécurité, ne va pas tarder à découvrir avec affolement : la nuit, toutes les expositions prennent vie ! Sous ses yeux, les soldats romains et les cow-boys miniatures se lancent dans une guerre acharnée, Attila et ses Huns commencent à piller les expositions avoisinantes, la momie tente de sortir de son sarcophage, le squelette du redoutable ? mais néanmoins attachant ? tyrannosaure rôde dans les couloirs... Le chaos est total ! Larry pourra-t-il remettre de l'ordre dans ses collections et sauver le musée ?

Interdit aux plus de 12 ans

La Nuit au Musée est d'abord un film pour les enfants et ceci n'est pas étonnant puisque c'est l'adaptation cinématographique d'un livre... pour les enfants.
L'histoire est donc assez basique voire mielleuse parfois avec plein de bons sentiments "à l'américaine" (un père qui cherche à rendre son fils fier de lui) mais finalement on n'y fait peu attention, par habitude (et dépit).
 
Car tout le film tourne autour des évènements qui se déroulent la nuit dans le Musée.
Les effets spéciaux sont remarquables et servent très bien certaines scènes assez originales et cocasses.
Par exemple, on se régale de voir cette guerre qui oppose, par galeries interposées, les cow boys de Jedidiah aux Romains d'Octavius. Assez inédit comme affrontement. Ou bien encore ce petit singe facétieux qui s'amuse de l'inexpérience de Larry dans le domaine de la "garderie" d'objets d'art.

Le résultat final fait beaucoup penser à un mélange de films à succés comme Maman j'ai raté l'avion ou Jumanji qui restent des références en matière de films pour ados.

Niveau casting, c'est du plutôt lourd: Ben Stiller tient le rôle principal du veilleur de nuit, Robin Williams est un Theodore Roosevelt ressucité et amoureux, Owen Wilson et Steve Coogan sont respectivement un cow boy et un Romain belliqueux et même trois anciennes gloires du cinéma sont de la partie: Mickey Rooney, Bill Cobbs et Dick Van Dyke.
Sans oublier les présences accessoires de Paul Rudd (Friends), Carla Gugino (Spy Kids) et Kim Raver (24).


La Nuit au Musée est une bonne petite comédie qui s'adresse avant tout à un public ciblé, les plus jeunes, mais qui n'est pas désagréable à regarder pour les "vieux" trentenaires comme moi, à condition de laisser de côté les clichés habituels du cinéma américain "bon enfant". 



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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 08:56

Il était une fois un monstre...

1969, en pleine guerre du Vietnam.
Dean a été tiré au sort pour partir se battre et son frère aîné, tout juste rentré du front, est prêt à y retourner pour le protéger. Avant l'échéance fatidique, les deux frères et leurs petites amies, Bailey et Chrissie, se retrouvent en virée au Texas, décidés à prendre du bon temps.
Lorsqu'un motard les agresse, leur vie bascule.
Pris en chasse, ils tentent de s'enfuir, mais la course finit en accident. Chrissie est éjectée du véhicule.
De loin, elle assiste à la tentative de vol du motard sur les siens et à l'arrivée salvatrice du shérif Hoyt.
Pourtant, elle ne tarde pas à découvrir que derrière ce sauveur se cache un bourreau. Celui qui était censé venir en aide à ses amis va les conduire droit en enfer.
Les autres membres de la terrifiante famille Hewitt n'habitent pas loin. Face à l'horreur, Chrissie est le dernier espoir de ceux qu'elle aime.


Massacre au cure-dent

Les psychopathes des films d'horreur ont souvent une bien mauvaise image: ils ne sont pas aussi sadiques qu'on veut bien le penser. Prenons le cas de Leatherface, le taré de Massacre à la tronçonneuse. Le monsieur, un brin dérangé par une naissance difficile, voue une passion sans faille pour le dernier modèle de tronçonneuse signé McCulloch.On pourrait presque dire "au grand bonheur" de ses victimes puisque leurs souffrances sont vite écourtées par la chaîne galopante de la machine.
Maintenant, on peut imaginer le même tueur armé d'un cure-dent, qui plus est plein de tartre, c'est plus vicieux.
Certes le bruit est moins impressionnant (tic tic tic tchonk tic) et la bestiole déjantée moins charismatique avec un batonnet entre le pouce et l'index mais la victime a tout le temps de sentir sa douleur. Il est d'ailleurs fort probable que la durée moyenne d'une telle scène de film d'horreur passerait de 3 minutes à 2 heures (soit environ le temps d'asséner 5000 coups de cure-dent)...
Donc ne mésestimons pas l'impact de cette arme dévastatrice dont la capitale mondiale est l'Etat du Maine, fief du maître Stephen King !
Mais au fait pourquoi vous parle-je du cure-dent ?


Ça fait du bien quand ça fait mal !

Bref, revenons en au sujet initial, le film.
Massacre à la tronçonneuse, le commencement est un bon film d'horreur à mille lieux du soporifique remake, sorti en 2003, de l'original signé Tobe Hooper. Néanmoins, le titre est un peu trompeur.
Il est vrai qu'on en apprend un peu plus sur Leatherface -Tronche de cuir pour les anglophobes- (sa naissance et le pourquoi du comment de son célèbre masque de peau) mais le film reste globalement dans la lignée des autres métrages et ressemble davantage à un énième épisode de la série plutôt qu'à l'évocation de la génèse du monstre.

Une fois de plus, la traversée du Texas n'est pas vraiment de tout repos. Et la famille "3615 Je pète un câble" est à la hauteur de sa réputation.
Ce qui ressort avant tout du film est la tension palpable présente tout le long du calvaire qu'endure ces jeunes gens. Beaucoup plus que le sang qui gicle, les membres désarticulés ou les chairs éparpillées.
Le jeu des acteurs est convaincant notamment celui du "shériff", véritable sadique complètement déglingué du bulbe.

Une bonne surprise donc, à voir pour les amateurs du genre.



Les 10 commandements pour survivre dans un film d'horreur

1- Moche et vieux tu seras !
Le psychopathe aime la chair fraîche plutôt avenante.

2- Blonde à forte poitrine tu ne seras pas !
Le psychopathe regarde aussi la télé-réalité et est conditionné sexuellement.

3- Fuir en laissant tes proches se faire massacrer tu feras !
Revenir sauver ses amis n'a jamais été une bonne idée. Tant pis pour eux.

4- Eviter les routes désertes de la campagne perdue tu feras !
Le psychopathe est, de nature, agoraphobe et champêtre.

5- Eviter les relations sexuelles tu feras !
Le psychopathe déteste être frustré sexuellement. Il est très envieux.

6- Porter des Nike bien lacées tu feras !
Va falloir arrêter de chausser des tongues jaunes fluos avant de fuir le psychopathe.

7- Courir dans la forêt profonde en te retournant sans arrêt tu ne feras pas !
C'est le meilleur moyen de trébucher sur une branche morte
et de salir ses Nike toutes neuves.

8- Être poli avec ton voisin introverti tu seras !
Le psychopathe préfère les actes à la parole.

9- Chercher l'aide d'un automobiliste tu ne feras pas !
C'est souvent une victime de plus au tableau de chasse du psychopathe.
Tu as déjà fait assez de dégâts en ne respectant pas les 8 précédents points !

10- Demander la naturalisation inuite tu feras !
Le taux de mortalité chez les inuites à cause du psychopate est nulle. Les stats ont toujours raison !





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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 12:57

L'histoire

Rocky Balboa, le légendaire boxeur, a depuis longtemps quitté le ring. De ses succès, il ne reste plus que des histoires qu'il raconte aux clients de son restaurant. Le champion d'aujourd'hui s'appelle Mason Dixon, et tout le monde s'accorde à le définir comme un tueur sans élégance ni coeur. Alors que les promoteurs lui cherchent désespérément un adversaire à sa taille, la légende de Rocky refait surface. L'idée d'opposer deux écoles, deux époques et deux titans aussi différents enflamme tout le monde. Pour Balboa, c'est l'occasion de ranimer les braises d'une passion qui ne l'a jamais quitté. L'esprit d'un champion ne meurt jamais...

     

60 ans et tous ses gants

Rocky est une légende du cinéma, ça tout le monde le sait.
Son cri mythique ("Adriannnnnnnnnn !"), aussi charismatique que celui de Tarzan, a rendu le personnage au moins aussi célébre que les fameux upercuts qu'il assénait à ses adversaires lors de moments critiques. Sans oublier l'hymne archi connu qui rythme efficacement les phases d'entraînement du boxeur.
Sylvester Stallone, son créateur et interprète, a fêté l'année dernière ses 60 ans.
Autant dire que voir un hypothétique nouveau combat du boxeur aurait autant d'intérêt que de se passer le 100ème épisode de Derrick au ralenti.

Et pourtant, Stallone l'a fait et a renfilé les gants pour un ultime combat ! Oh oh oh !
Et en plus pour affronter un petit jeunot mal considéré malgré ses 33 victoires dont 30 sur KO.
Il va durer combien de temps ce film ? 5 minutes ? Moins long que la bande annonce ?

A lire le synopsis, on comprend vite que l'on va avoir affaire à un Rocky assagi par le temps et attachant.

Le boxeur a 60 ans, donc plus trop l'envie de casser la trombine du premier quidam dans la rue.
Il vit paisiblement dans un quartier pauvre de Philadelphie, visite régulièrement la tombe de sa femme "vaincue" par un cancer, a du mal à communiquer avec son fils un brin tête à claques (interprété par le "heroes" Milo Ventimiglia), aide généreusement Marie, une vieille connaissance, et son fils (reflets d'un manque quotidien ?) et pour finir, adopte un vieux chien dont personne ne veut.


Ajoutez lui un sourire mélancolique, un regard hagard et une voix dopée au valium et on obtient un bonhomme tout en muscles (quel athlète ce Sly !) mais au coeur tendre, à qui on offrirait le bon Dieu comme adversaire !

Rocky c'est fini...

Finalement c'est probablement ce portrait fort attachant qui fait la force de ce film et qui rassemble autant de gens unanimes pour dire que Rocky effectue là, malgré son âge, un retour gagnant.
Car côté scénario c'est du vu et revu, sans grande originalité, avec beaucoup de clichés et trop de bons sentiments.
Rocky Balboa est loin d'être un chef d'oeuvre et le combat final avec la jeune pousse, finalement presque anecdotique dans le film, sert simplement de point final aux trente années de la série, de porte de sortie des plus glorieuses pour un héros qui aura marqué de son gant l'histoire du cinéma.



Ils en parlent aussi dans leur blog...


"Malheureusement, la musique, les entraînements et les combats, bref, tout ce qui a fait de cette saga un véritable succès, sont bâclés ou relégués au second plan."

Mon cinéma au jour le jour

"Alors que l’on se préparait à se gausser de la ringardise d’un has-been, revenu du fond des années 1980, on se retrouve ému par la (re)découverte d’un héros sincère et lucide."
Passion Scopik

"Le film n'est certes pas exceptionnel mais il est attendrissant et vrai. Avec ce dernier Rocky, Sly sort par la grande porte."
Le Meilleur du cinéma

"Rocky Balboa est un film humain, tendre, touchant."
Tout le monde s'en fout mais je donne mon avis

"Profond et maitrisé, voilà ce qui ressort de ce dernier Rocky."
L'oeil critiK



Bonne retraite Rocky... en attendant Rambo !




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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 09:58

Synopsis

Dot, une jeune femme sourde et muette, s'en va vivre chez son parrain, sa marraine et leur fille suite à la mort accidentelle de son père. La nouvelle venue ne va pas tarder à se rendre compte que les choses ne tournent pas très rond au sein de cette petite famille...

C'est toujours agréable de commencer à regarder un film sans vraiment savoir de quoi il en retourne.
Tout au plus quelques informations:
Elisha Cuthbert, Une jeunne fille sourde, une famille qui ne tourne pas rond, Elisha Cuthbert (je sais, je l'ai déjà dit).

Au premier abord, ça peut ressembler à un énième thriller dans lequel la nouvelle venue, handicapée, risque bien d'être une victime facile de psychopathes déjantés.

American Beauty 2

Que nenni ! The Quiet est un film dans la lignée du magnifique American Beauty, un film qui nous plonge dans la vie d'une famille aisée américaine, en apparence sans problème. En apparence seulement car dans les murs de son immense demeure se cache un lourd secret, inavouable: Paul, le patriarche de la famille Deer, a des relations incestueuses sérieuses avec sa fille Nina, 17 ans.


Olivia, la mère, totalement absorbée par la nouvelle décoration de sa maison, est absente à l'instar de Barbara Fitts dans le chef d'oeuvre de Sam Mendes. Elle noie sa dépression dans les calmants et somnifères... pour ne pas savoir, pour fuir.
L'arrivée de Dot, vue d'un mauvais oeil par l'adolescente, n'arrangera rien.
La jeune fille malentendante devient donc témoin de cette situation insupportable qui se dégrade de plus en plus.

The Quiet est loin d'être ennuyeux malgré un storyboard sans artifices et une histoire qui met mal à l'aise, forcément.


Ce film de Jamie Rabbit est sorti directement en DVD, sans passer par la case "cinéma du coin" et c'est bien dommage.
L'interprétation est impeccable et on finit par se prendre de compassion pour Kim... euh pardon Elisha Cuthbert (également productrice du film) dans son double rôle de pimbêche fragile aux prises d'un père "un peu trop" possessif.
Camilla Belle s'en sort très bien en malentendante à "l'écoute" de son entourage qui use de sa surdité pour avouer ses pires péchés...

The Quiet, un bon film sorti en DVD le 23 janvier 2007.



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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 18:34




  


L'histoire en 55 mots

La jeune Olive, 7 ans, n'a qu'un rêve: celui de devenir Reine de beauté.
Lorsqu'elle reçoit une invitation pour participer au prestigieux concours Little Miss Sunshine, récompensant la plus jolie des gamines, toute sa famille s'embarque, pour le meilleur et pour le pire, dans le van jaune familial, direction La Californie...


Portrait craché d'une famille "modèle"...

Dans la famille Hoover, je voudrais d'abord le père      (Greg Kinnear), un homme voué à motiver son monde et dont le livre "Parcours vers le succés en 9 étapes" ne trouve pas preneur. Cet anti-loser par excellence va apprendre à ses dépends que le winner n'est pas toujours celui qui croit l'être.


Dans la famille Hoover, je voudrais ensuite la mère      (Toni Collette), une femme aux épaules bien larges pour tenter de maintenir un semblant de cohésion dans tout ce petit monde. Même si elle a fini de se faire une raison, elle voit dans ce concours l'occasion idéale pour resouder les liens familiaux.


Dans la famille Hoover, je voudrais aussi le grand-père    (Alan Arkin) ou, pour être plus précis, le père du père, sorte d'adolescent du troisième âge, aux moeurs soixantuitardes (sexe, drogue et rock n' roll) qui vient de se faire virer de sa maison de retraite pour avoir sniffé de l'héroïne.   



Dans la famille Hoover, je voudrais en plus le fils          (Paul Dano), grand lecteur de Nieztsche, qui a fait voeu de silence jusqu'à son entrée dans l'Air Force Academy et qui communique sa rage de la vie et sa haine de sa famille via son bloc-note.


Dans la famille Hoover, je voudrais surtout la fille (Abigail Breslin), véritable rayon de soleil dans cette tribu de déglingués qui, malgré son penchant pour la crème glacée, ses lunettes rondes et son bandeau rouge, rêve de devenir une Miss... comme à la télé !


Dans la famille Hoover, je voudrais aussi le frère de la mère (Steve Carell), un cheveu de plus dans la soupe, suicidaire proustien éconduit par son compagnon et fraîchement sorti d'un séjour en hôpital psychiatrique.


Enfin dans la famille Hoover, je voudrais le van familial, un volkswagen au "réveil difficile" qui va mener, tant bien que mal, cette petite troupe désunie vers la Californie.

Road Mov(menté) et thérapie

Ce périple de trois jours vers l'ouest américain ne va pas être une cure de tout repos.
Durant plus de 90 minutes, les désillusions de chacun vont s'enchaîner et mener petit à petit notre famille à bout de nerfs vers le clash. Jusqu'à l'upercut final et ce redressement à l'unisson...

Little Miss Sunshine est plus qu'un Road Movie, c'est une véritable thérapie de groupe où les travers de chacun sont mis à rude épreuve. Une sortie libératoire pour tout le monde et surtout une prise de conscience: celle de ne pas pouvoir toujours être à la hauteur de ses ambitions.

Un film qui se veut pessimiste en surface mais qui, au final, nous offre une vision positive de la famille en difficulté.


Premier film, coup de maitres !

Jonathan Dayton et Valerie Faris réalisent ici leur premier long métrage mais ne sont pas pour autant des débutants.
Ils ont précédemment oeuvré pour la télévision en produisant et réalisant des films pour le petit écran, des pubs et de nombreux clips vidéo pour les plus grands (notamment les 1979 et Tonight Tonight des Smashing Pumpkins).

Récompensé et applaudi à Sundance et Deauville, Little Miss Sunshine est donc un premier essai concluant, fruit d'une expérience certaine dans l'audiovisuel.
Ajoutez y une interprétation générale magistrale (Steve Carell est toujours aussi génial) et une belle histoire tragi-comique simple dans sa complexité et vous obtenez un petit bijou de cinéma, une des bonnes surprises de l'année 2006 !

Cesar 2007 du Meilleur Film Etranger ? Réponse le 24 février...
Oscar 2007 du Meilleur Film ? Réponse le 25 février...




Ils en parlent aussi dans leur blog...

"Franchement, ce film n’a pour moi aucun défaut."
Mon cinéma au jour le jour

"Les réalisateurs arrivent à nous faire rire avec une famille de cas sociaux nevrosés dans un road movie rafraichissant et jouissif."
Share my world

"Little Miss Sunshine est un petit bijou, un chef d'oeuvre des films indépendants."
My garden state

"Un film haut en couleurs mais qui présente aussi les aspects noirs de la vie."
Untitled

"En tout cas, même si ce n'est pas forcément de l'avis de la famille Hoover, j'ai effectué un voyage certes mouvementé, mais au combien agréable et drôle, à bord du vieux combi capricieux."
Septième art



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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 12:56

Synopsis

Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...


  Un bond en arrière...

Quatre ans après Meurs un autre jour et pour cette 21ème aventure officielle (22 si on compte Jamais plus jamais comme faisant partie, à juste titre, de la série), notre double zéro préféré est de retour dans une adaptation moderne de Casino Royale qui marquait en 1953 les débuts de Bond dans le monde littéraire. Une première version parodique du roman était sortie en 1967 avec Peter Sellers et David Niven.

Fidèle à la tradition, l'action se déroule dans les quatre coins du monde: Madagascar, Bahamas, République Tchèque, Italie, Grande Bretagne.... de quoi dépayser le spectateur durant 2h18. Mais quelques différences majeures opposent Casino Royale à ses prédecesseurs.
Première constatation, le film est probablement un des plus sombres de la série. L'agent secret donne des coups mais en prend également et pas de petites gifles . Brosnan avec son physique de danseuse aurait eu des crises de tachycardie !
Parfois violent quand il le faut, James Bond est aussi plus humain qu'à l'accoutûmé - première mission donc manque d'expérience dans le milieu.

Il nous offre là une panoplie plus profonde de sa personnalité et on le connait désormais fragile et vulnérable comme tout homme sur Terre. L'agent spécial est toujours un tombeur mais finit par tomber lui-même.
La présence assez (trop) omniprésente de M, chef de 007 et toujours aussi femme depuis Goldeneye (réalisé tout comme Casino Royale par Martin Campbell), remet une couche de crème Nivea sur la peau rugueuse de notre agent secret.


D'ailleurs, j'ai toujours autant de mal à donner de la crédibilité à ce personnage tant son rôle me paraît inapproprié et sans vouloir passer pour un mysogine, je constate que la supérieure de Bond est davantage une mère qu'un big boss à la poigne de fer, froid et détaché comme pouvaient l'être les prédecesseurs masculins du personnage. L'autorité qu'elle a sur l'agent excessivement materné paraît factice voire limite ridicule.
Autre constatation, James Bond n'a pas forcément besoin de gadgets (ou même d'un tank...) pour arriver à ses fins.
Tout au plus a-t-il le dernier modèle super sophistiqué de l'Aston Martin.

Et un bond en avant !


Exit les quiches avariées façon Pierce Brosnan.
Cette fois-ci, c'est Daniel Craig, un acteur britannique de 38 ans, révolu jusqu'à maintenant aux rôles secondaires (on l'a notamment vu dans Tomb Raider, Les Sentiers de la perdition ou Munich) qui endosse le smoking légendaire de notre agent secret. Le sixième. Mission accomplie ? Si l'on en croit les recettes du film, à coup sûr puisque Casino Royale est le film de la franchise bondienne le plus rentable à ce jour. 
Mais qu'en est-il vraiment de sa prestation à l'écran ?





Globalement, j'ai été agréablement surpris par sa performance.
Son physique de vigile de supermarché, blond aux yeux bleus, colle finalement assez bien au personnage.
Bond a perdu sa tête à claques et est redevenu quelqu'un de respectable, quelqu'un qui a du charisme. Le jeu de Craig est sobre mais efficace: Bond est peu loquace, il préfère agir mais n'hésite pas à faire preuve d'humour dans certains moments critiques (c'est d'ailleurs un peu la marque de fabrique bondienne). C'est tout de même un peu tôt pour donner un avis définitif sur la capacité de Craig de tenir un des rôles historiques du cinéma mondial mais les débuts du britannique sont plus qu'encourageants, n'en déplaisent à certains fans encore amers.

Le tandem qu'il forme avec Eva Green, fille de l'actrice Marlène Jobert et qui interprète la délicieuse Vesper Lynd, est très glamour. Et son opposition avec Le Chiffre (Mads Mikkelsen) digne des plus grands films de la série. L'affrontement entre les deux hommes ne se fait pas ici à coups de lance-roquettes et autres armes destructrices. C'est une guerre financière qui est livrée dans ce film à travers une partie de poker où le bluff est l'arme ultime. Le Chiffre a ce petit signe particulier (un oeil gauche faiblard) qui fait de lui le "Méchant" mais n'a cependant pas la force et les ambitions de pouvoir des habituels ennemis de Bond.
Il reste le sbire d'un plus gros poisson encore.


Au final, Casino Royale marque un tournant dans la série.
Plus sombre et moins naïf, le film opère une cassure aussi brutale que nécessaire avec l'époque brosnienne où paillettes et explosions ont fini par dénaturer le mythe de 007.
Un retour au source qu'il s'agira de confirmer dans le prochain opus prévu pour 2008. 


Ils en parlent aussi dans leur blog...


"Intelligent et efficace, novateur et surprenant, le nouveau Bond séduit et renvoie aux oubliettes les précédents."
Share my world

"J'ai franchement été agréablement surprise, moi n'étant pas très très fan des James Bond."
Untitled

"Soutenu par une mise en scène rythmée, nette et sans violon, Martin Campbell se permet toutes les audaces dont celle de créer une vraie histoire d'amour convaincante, belle, tragique et jamais niaise." 
Le meilleur du cinéma

"La franchise James Bond ne flambera pas au Casino Royale."
Le fil de l'info ciné

"Le charme mal dégrossi de Daniel Craig va sans doute apporter un peu de sang neuf à cet univers qui, à l'issue des années Brosnan, finissait par tourner en rond."
Passion Scopik



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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 11:57

L'histoire

Borat, reporter kazakh, est envoyé aux Etats-Unis par la télévision de son pays pour y tourner un reportage sur le mode de vie de cette nation vénérée comme un modèle. Au cours de son périple, il rencontre de vraies personnes dans des situations authentiques, avec les conséquences les plus incroyables. Son comportement à contre-courant provoque les réactions les plus diverses, et révèle les préjugés et les dessous de la société américaine. Aucun sujet n'échappera à sa soif d'apprendre, même les plus extrêmes.
Un vrai choc des cultures...



Alors c'est bien ?


Courez voir Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan (quel titre à rallonge !). J'ai absolument été conquis par cette comédie à la fois hillarante (à en pleurer) et pertinente.
Croisement entre Michael Moore et Johnny Knoxville, Sacha Baron Cohen nous offre une prestation magistrale dans son rôle de reporter bouseux et naïf.

Les situations présentées dans le film sont tout simplement à mourir de rire: Borat chez les féministes, Borat achète une voiture pour attirer "les femmes au pubis rasé" ou une arme pour se défendre des Juifs (assimilés par les kazakhs dans le film aux grands méchants loups), Borat discute avec un homophobe, Borat apprend les bonnes manières américaines, Borat s'invite sur un plateau de télévision... bref tout y passe ! L'humour qu'il use au service de son (faux) reportage est à la hauteur du sérieux des réponses (souvent affligeantes) à ses questions (souvent intelligentes). Et on est forcément hillards devant les réactions des gens face aux manières extravagantes de notre journaliste kazakh.

Même si les rencontres s'enchaînent un peu comme une succession des saynettes, le tout est fluide et dirigé par le fil conducteur du film: A la conquête de Pamela Anderson. Il se dit d'ailleurs que le film serait un peu responsable du récent divorce de l'égérie d'Alerte à Malibu d'avec le chanteur de Kid Rock. Je ne vois pas trop pourquoi.
Par contre, je ne suis pas du tout surpris que le gouvernement du Kazakhstan (le vrai) n'ait que très peu apprécié l'image dépeinte de son pays (peuplé de violeurs, antisémites, prostituées et globalement de pauvres) par le film.

Ali G et Borat... même combat ?


Né d'un père gallois et d'une mère israëlienne, l'acteur s'était rendu célèbre auprès du grand public en 1998 grâce à son personnage Ali G, une anti thèse vestimentaire à Borat et dont le dialecte est devenu sacré en Grande Bretagne.

Tout pourrait opposer ces deux personnages cultes mais une chose les unit: la remise en cause des valeurs américaines.
Car si l'un en est une caricature, l'autre les titille "de l'extérieur" avec le but d'en démontrer également les excés.
Et le résultat est toujours percutant.


Borat est un film d'une drôlerie rare aux répliques dévastatrices et il serait vraiment dommage de passer à côté. 



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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 20:40

Scoop, petit frère de Match Point ?

Au premier abord, à n'en pas douter. Les deux films partagent de nombreux points communs: Woody Allen en réalisateur, Scarlett Johansson  en interprète féminine principale, une action qui se déroule dans la périphérie bourgeoise de Londres et de jeunes gens riches et beaux qui ont, en apparence, tout pour être heureux mais sont voués à des tortures intérieures qui feront d'eux des assassins (Chris Wilton dans Match Point/Peter Lyman dans Scoop).
Cependant au deuxième abord une différence de taille oppose ces deux films: le genre.
Si Match Point se veut être un film grave sur la chance et le destin, Scoop lorgne plutôt sur la comédie policière légère qui rappelle très vite Meurtre mystérieux à Manhattan dans lequel Woody Allen trainait déjà les pieds aux côtés de sa femme (interprétée par son égérie Diane Keaton) pour élucider le mystère de la mort de sa voisine. D'ailleurs, ce film qui date de 1993, pourrait être son grand frère et Woody Allen, en casanier et prise de tête (le rôle de sa vie ?) qui veut éviter le plus possible les embrouilles, le gène commun aux deux métrages.

L'histoire

Joe Strumble est un journaliste réputé, rendu célèbre par ses investigations pointues.
En pleine gloire, il décède de façon inexpliquée et se retrouve donc, parmi d'autres, sur le radeau de Dame Faucheuse qui a mis le cap vers le Paradis (ou l'Enfer ?). Durant le voyage, il y rencontre celle qui fut jadis la secrétaire du richissime et élégant Peter Lyman. En pleine force de l'âge, sa mort n'est pas innocente surtout qu'elle était à deux doigts de révéler des preuves accablantes pour son patron qu'elle soupçonne d'être le "Tueur au tarot"...
Sondra Pransky est étudiante en journalisme et n'attend qu'une chose: faire ses preuves.
Et elle ne va pas attendre bien longtemps, puisqu'alors qu'elle assiste au spectacle de magie du "grand" Strombini, elle voit apparaître le fantôme de Strumble qui lui délivre le fameux scoop.
A Sondra d'en savoir plus et d'élucider le mystère du "Tueur au tarot".

Scoop est un film sympathique qui vaut surtout par son interprétation. Hormis Woody Allen dont les répliques très drôles font toujours mouche, Hugh Jackman et Scarlett Johansson s'en sortent assez bien.
Le premier qui s'est enfin décidé à se couper les "ongles" doit affoler ces dames dans son rôle à contre emploi de jeune séducteur plein aux as, tandis que la seconde trouve, pour la deuxième fois consécutive avec le réalisateur américain, encore chaussure à son pied en naïve journaliste sous le charme d'un tueur en série.
Enfin, l'anglais Ian McShane (le propriétaire du saloon de Deadwood) s'en tire très bien en fantôme de Strumble.

L'histoire est relativement banale mais certains schémas pompés volontairement aux films d'Hitchcock et aux autres classiques des années 50 (le côté suspicieux du génial Fenêtre sur Cour par exemple, l'innocence de la femme ou l'élégance du tueur oeuvré) rendent le métrage agréable à regarder.
Ceci dit, j'ai préféré la trame plus audacieuse de Match Point qui figure parmi les films d'Allen les plus aboutis.

Mais ceci n'est pas un scoop...



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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 20:52

Réunir Jennifer Aniston, Frances McDormand, Joan Cusack et Catherine Keener dans un film indépendant est tout de même une jolie prouesse. Et quand le film en question est réussi, on ne peut qu'applaudir !

Friends with money est un vrai régal, un film idéal pour se détendre, dans la lignée du cinéma de Tom DiCillo.
Jane, Franny, Christine et Olivia se connaissent depuis toujours et partagent tous les secrets.
Mais la situation délicate d'Olivia met celle-ci un peu à l'écart des autres. Alors que ses copines ont toutes réussi tant sur le plan professionnel que sentimental (ou presque), elle n'arrive pas à sortir la tête de l'eau après sa dépression suite à un cuisant plaquage en règle.
Ancienne enseignante, elle travaille désormais pour quelques dollars comme femme de ménage et n'en finit plus de donner des coups de pied sous la table pour avoir du soutien.
Jusqu'au jour où les trois autres vont connaitre elles aussi quelques remises en question...

Sorti le 11 octobre dernier, Friends with money n'a pas connu le succés qu'il méritait, que ce soit du côté de la presse ou des spectateurs.

C'est bien dommage car ce film apporte un peu d'air frais au cinéma et méritait en cela un bien meilleur accueil.
Le coeur a des raisons que la raison ignore... Enfin bref, on s'amuse (et on rit souvent) des tourments de ces quatre copines aux caractères bien différents.

Chacune d'entre elles nous fait forcément penser à quelqu'un que l'on a déja rencontré dans sa vie. Tout à l'air si vrai.
Jusqu'au compte rendu critique dans la voiture de chaque couple de la soirée qui vient de se terminer. Excellent.

L'interprétation est de très bonne facture avec une mention spéciale à Frances McDormand qui campe avec brio l'"aigrie" mais touchante Jane.

Pour finir, je paraphraserai le magazine Positif qui écrit "Friends with money est un film rare, qui se termine bien avant que le spectateur ne l'eût souhaité."

Tout est dit.



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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 08:58



Amateurs des tortures les plus sadiques, réjouissez vous !

Ça va encore saigner abondamment sur les écrans en 2007 avec Hostel 2 d'Eli Roth !
Mais cette fois, ce sont trois jeunes américaines qui vont apprendre à déguster la cuisine made in Europe de l'Est. 
Pour rappel, le premier volet mettait en scène trois jeunes hommes partis en Europe de l'Est passer du "bon temps" et victimes de dégénérés, adeptes du burin et des cisailles.

Un trailer assez court et peu généreux en images de la suite est disponible à cette adresse, le tout dans la langue de Goethe.

Enjoy !



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