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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 05:02


Pour qui se souvient du massacre de la famille DeFeo en 1974 dans leur maison à Amityville (près de New York) et des évènements paranormaux qu'aurait vécu, un an plus tard, la famille Lutz, les nouveaux propriétaires de la demeure, le film qui s'en est inspiré, The Amityville Horror, est forcément resté dans les mémoires.

James Brolin, Margot Kidder et Rod Steiger faisaient alors partie de la distribution du long métrage signé feu Stuart Rosenberg qui a joué du buzz autour de ces faits divers et dont le succés qui en a découlé a permis à plusieurs suites franchement peu inspirées de se faire.

Et 25 ans plus tard, Andrew Douglas nous convie à revivre l'expérience de la famille Lutz à travers ce remake produit par Michael Bay (un de plus à son compteur).

En fait, j'ai été un peu déçu par le film.
D'abord, à cause de l'absence d'une scène culte qui m'avait alors beaucoup marqué: celle du sang qui coule des murs au moment où le chef de famille décide de tuer tout son petit monde. Ensuite et surtout car l'ambiance est moins oppressante et moins glauque.


Dans la version de Rosenberg, on avait l'impression que la maison vivait (ses manifestations plus fréquentes, le sang sur ses murs ou son délabrement accéléré) et que James Brolin était réellement possédé tel une créature au service de celle-ci.

Le remake montre bien un Ryan Reynolds perdre les pédales (un peu trop rapidement à mon goût) mais je n'ai pas ressenti la même emprise de la folie sur lui, malgré ses yeux injectés de sang signes d'une faiblesse grandissante.

En plus, substituer la hache (néanmoins très présente dans le film) par un fusil à pompe (probablement pour accentuer l'analogie avec les meutres de la famille DeFeo voire pour éviter la comparaison avec Shining) donne, selon moi, une version édulcorée de la scène finale.

Le remake reste honnête mais n'est malheureusement pas à la hauteur de son aîné et ne lui apporte, in fine, pas grand chose.
Un coup d'épée dans l'eau mais l'affiche est quand même bien sympa.







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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:45





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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 19:41


Depuis quelques années, il n'est pas rare de voir sortir, sur grand écran, les remakes de films d'horreur qui ont marqué le genre, 20/30 ans auparavant.

Après ceux de Texas Chainsaw Massacre, Zombie ou Amythiville et avant ceux de Friday the13th ou Nightmare on Elm Street, un autre monument du cinéma gore a eu les faveurs des producteurs pour un remake: le Halloween de John Carpenter.

Le masqué Michael Myers revient donc à Haddonfield mais en version survitaminée.
Car c'est à une armoire à glace de près de deux mètres de haut que les victimes vont notamment avoir à faire.
Loin donc de la carrure de l'aîné Myers mais cet aspect du tueur lui donne volontairement un côté Terminator plus inquiétant.

Une fois ce détail oublié, il faut quand même reconnaître la qualité de la version de Rob Zombie qui a revu un peu le scénario et lui a apporté sa touche personnelle.
On évite donc le simple copier-coller de l'oeuvre originale et ce n'est pas plus mal.

La jeune Scout Taylor-Compton reprend le rôle de Jamie Lee Curtis alors que Malcolm McDowell tient celui du Dr Loomis qu'avait interprété, jadis, Donald Pleasence.


La première partie du film où l'on voit l'évolution du jeune Myers dans un environnement peu favorable à l'épanouissement d'un gamin de son âge - une mère strip-teaseuse, un beau père alcoolique et violent et une grande soeur aux moeurs un peu frivoles - est vraiment bien amenée et on se demande à quel moment le jeune futur tueur en série va péter son câble et massacrer tout le monde.

Personnellement, c'est cette partie du film que j'ai le plus aimée même si la seconde, plus conventionnelle donc forcément moins surprenante, est également de bonne facture.
Au final, Halloween "+28 ans" est un très bon film d'horreur qui confrme avant tout le talent de son metteur en scène.






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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 11:41


You don't mess with the Zohan
est un "film-soufflé".

Ça commence super bien avec des gags, certes bien lourds mais comme je les aime, qui fusent dans tous les sens et ça se termine péniblement dans une semoule imbibée de flotte.
A vrai dire, en zieutant ce film, j'ai eu l'impression d'un gros gâchis, un peu comme ce sentiment de voir un plat, à la base super appétissant, sortir du four complètement cramé.

Les causes ? En premier lieu, la longueur du film.
1h53 de grosses débilités, c'est un peu trop long.

Ensuite, le scénario asmathique, signé, entre autres, Judd Apatow, manque de souffle dès l'heure passée.

Au niveau de l'interprétation, ça donne dans le burlesque donc forcément tout est exagéré mais à la longue c'est pénible. Même John Turturro, en ennemi palestinien de Zohan , a fini par me fatiguer à gesticuler dans tous les sens.
Et pourtant j'aime beaucoup John "Barton, Jesus" Turturro !

Le doublage audio français n'arrange pas non plus les choses avec des voix moisies poussées dans la caricature extrême et dignes de séries Z.
En parlant de traduction, celle du titre est quand même un bijou de nullité, non ?


Enfin, pour couronner le tout, Mariah Carey figure au casting et joue son propre rôle (tout comme John McEnroe et Henry "Fonzie" Winkler), celui d'une bimbo qui ne sert à rien (un grand merci au monteur d'avoir coupé sa scène de chant).

Au final, j'ai vu un film mal abouti et qui m'a donné l'impression d'être fini à l'improvisation.
C'est d'autant plus dommage qu'il y a de bons moments comiques (le début très réussi, notamment).



 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 06:20


Petite déception que ce Role Models.

Amateur de films à l'humour potache (notamment les 40 ans, toujours puceau et En Cloque Mode d'Emploi de Judd Apatow), j'avoue que ce long métrage signé David Wain prête davantage à sourire qu'à se rouler par terre de rire.

Pourtant les situations qu'inspire l'histoire auraient pu donner de bonnes tranches de rigolade (le camping, les soirées)  mais le côté moralisateur (être un modèle) prend rapidement le pas sur la potacherie bien lourde et la dernière partie du film, tout bonnement insipide, dure des plombes (j'ai eu l'impression que la scène finale était tournée en temps réel).

C'est d'autant plus dommage que le film bénéficie du jeu d'une belle brochette de comiques en vogue (Seann William Scott, Paul Rudd, Christopher Mintz-Plasse,  Joe Lo Truglio).
Petite mention spéciale à Bobb'e J. Thompson qui rappelle Arnold en version Trash.

Même si Role Models est un film honnête globalement agréable à regarder, matter sa bande annonce où sont proposés les meilleurs moments comiques reste la meilleure chose à faire.



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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 19:18



Critique express pour un film qui n'en vaut pas plus.
C'est vrai que je l'ai bien cherché mais que voulez vous, j'ai voulu faire plaisir à mes deux gnomettes de filles.

Un film avec des animaux qui parlent, des chihuahuas par dizaines, un scénario niais et, cerise sur la gâteau, la bande à Jamel au doublage... pas de doute on tient là une perle de médiocrité, loin du Quatre Bassets pour un danois, par exemple, de ces mêmes studios Disney.

Mais le Chihuahua de Beverly Hills est bien plus qu'un film: c'est ma B.A. de l'année !




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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 01:30





La démocratisation d'Internet s'est considérablement accélérée ces dernières années.
Même dans le coin le plus reculé de la Lozère, on peut admirer le sourire de Mamy Lakhdah.
Pas étonnant que le cinéma, voire la littérature, explore cet univers tout neuf et très prisé.
Il faut dire qu'il y a matière à créer autour de cet outil qui fait partie intégrante de la vie quotidienne.

Alors que la télé réalité est en manque flagrant de concepts toujours plus débiles les uns que les autres (des types qui draguent un transsexuel sans le savoir, c'est quand même puissamment con), Internet, par le biais des sites de videos en streaming Youtube et Dailymotion, pour ne citer que les principaux, est une gigantesque plateforme où le voyeurisme n'a pas de limite et où le sensationnel joue la surenchère constante.

Les possibles débordements que peuvent créer de telles opportunités de partage est une véritable mine d'or pour les producteurs qui, depuis 1995 et le Traque sur Internet avec Sandra Bullock, ont pris le train en marche.
Ainsi, on peut voir de plus en plus de films traitant de la chose, allant du film guimauve Vous avez un message au film d'horreur Terreur.point.com.
En règle générale, le média a les faveurs du genre thriller car derrière son flux d'informations se cachent parfois d'obscurs internautes que l'on appelle communément "cybercriminels".
Dernier exemple cinématographique marquant en date, celui d'Hard Candy dans lequel un supposé pédophile se fait kidnapper et torturer par sa supposée jeune victime.





Bref, Untraceable, puisque c'est de ce film qu'il est question ici, a également pour thème le réseau mondial: un internaute propose, via son site de streamings, de participer à la mort cruelle d'un individu.
Plus il y a de visiteurs connectés au site au moment de la torture de la victime, plus sa mort est rapide et en plus, ils ont la possibilité de commenter la video en direct.
Le FBI enquête donc sur l'identité de ce cybermeurtrier dont le site est, comme l'indique le titre du film, intraçable.
Le film est agréable à voir et son histoire intéressante et relativement fluide.
Mais il aurait pu être plus qu'un simple divertissement si quelques facilités scénaristiques n'entâchaient pas le tableau.


L'ellipse autour du kidnapping de l'agent du FBI, qui soit dit en passant n'est pas très précautionneux pour quelqu'un qui bosse là-bas, laisse un gros trou dans l'histoire, même si l'on se doute de ce qui s'est passé.
La scène a-t-elle été victime du montage ?
La logistique du tueur est impressionnante et pour quelqu'un qui agit seul, sa capacité d'organisation est étonnante. Mais bon, un méchant se doit d'être à la hauteur malgré la finalité douteuse de ses actes.
Le personnel du FBI qui se rassemble dans une salle de réunion pour assister sur écran géant avec son HD à l'execution d'une nouvelle victime, fait un peu cheap. Manque plus que le pop-corn
Et cette fin façon "Jack Bauer" laisse également un peu perplexe...
Mais n'oublions pas que ça reste un film et heureusement, on nous épargne la rituelle scène de cul.
 
Au final, Untraceable reste un film honnête et divertissant.







 


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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 19:31

Les films sur les ados sont nombreux.
Généralement, soit l'ado est un glandeur immature, en émoi devant ses premières pulsions sexuelles, soit c'est un marginal qui en veut à la Terre entière.

Le premier est le héros d'un film comique (American Pie,...), le second est une tête à claques, tout simplement.
Car il n'y a rien de plus pénible qu'un adolescent mal dans ses baskets, qui veut grandir avant son ombre et qui se plaint ouvertement que le monde est injuste.

Et en ce sens, Thirteen est un supplice car le film nous ressasse les éternels clichés sur le "mal ado" (et non le mal au dos, thème de Seventy,... ok c'est nul).

En tête de liste, une fillette de 13 ans (Evan Rachel Wood) timide et presque enfant modèle (bonnes notes, tout ça...) qui dérape dans le vulgaire et qui devient un cas social du jour au lendemain, sous l'influence de sa nouvelle copine (Nikki Reed).
Je ne vais pas énumérer toutes les conneries qu'elle co-fait pour "exister" mais on peut dire qu'elles les fait toutes et qu'elle prend même de l'avance en faveur de sa descendance.


Autre morceau de choix: la traditionnelle conjoncture familiale déplorable.
Nous avons là une mère divorcée (Holly Hunter) qui a du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois mais, surtout, qui n'a pas le temps de parfaire (ou de faire tout simplement) l'éducation de ses gosses. Pour couronner le tout, elle s'est entichée d'un junkie (Jeremy Sisto), accroc à la coke. Avec ça, les chances de réussites sont minimes.
D'autant plus que son ex mari se défile toujours pour donner un coup de main (marrant comme l'homme est toujours dévalorisé dans une telle situation). Bref, rien de bien original.



J'aurais pu passer outre tous ces clichés et reconsidéré la qualité de ce film, qui n'est pas pour autant médiocre, si celui-ci avait eu un final à la hauteur de la bêtise de ses héroïnes. Il n'en est rien.

La fin du film est une remarquable pirouette charitable, digne d'un simple "que cela te serve de leçon !".
Face aux émouvants dénouements de Virgin Suicides et Heavenly Creatures, celui de Thirteen fait un peu cheap et d'une naïveté consternante. Tout ça pour ça.

Fourteen, la suite !

Après avoir volé toutes sortes de choses, perdu sa virginité en un clin d'oeil, piccolé et sniffé de la coke, Tracy va encore plus loin dans son délire !

La veille de ses 14 ans, elle bute sa mère avec une pelle à tarte, s'enfuit en Colombie sur le dos d'un âne à trois pattes, kidnappe un FARC qui désertait, se fait coffrer au rayon "biscottes et céréales" du Carrefour Bogota, prend 170 ans de prison dont 42 avec sursis, déclare à sa sortie du tribunal colombien qu'elle vend toujours sa Playstation avec 7 jeux sur Ebay et se fait tatouer en prison un "Just do it" sur la fesse gauche...

Sacrée Tracy !




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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 01:20
Un film du talentueux James Gray réunissant Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, Robert Duvall et Eva Mendes ne peut être que bon, surtout quand l'histoire traite de l'activité de la mafia russe dans le New York des années 80 et de la guerre sans merci qu'elle se livre avec la police de la ville.

Alors même si on doit faire avec certains clichés récurrents au cinéma américain -le fossé creusé entre le fils modèle, propre sur lui et rangé-casé avec femme et enfants, qui a suivi les traces de papa et son frère, le fils prodigue, qui festoie gaiement dans la coke et l'alcool et qui sort avec une Portoricaine aux moeurs légères, par exemple- We own the Night est un film fort qui tient en haleine durant près de deux heures, de par l'émotion qu'il dégage et les nombreux contrepieds qu'il prescrit au spectateur.

La photographie jaunâtre ou verdâtre de certaines scènes donne un côté dérangeant et sale à l'ambiance et fait penser à ces documentaires sur la Russie (son climat froid et distant), diffusés régulièrement sur le petit écran.
Les russes ont pris le pouvoir à New York.
La bande son teintée de pop synthétique, époque oblige, marque un contraste saisissant entre l'ambiance festive des boîtes et leurs sombres coulisses où règnent les affaires douteuses.

Servi par une interprétation de haute volée notamment celle de Joaquin Phoenix qui, une fois de plus, éblouit l'écran de son talent, ce troisième film de Gray, sorti en 2007, a été vivement acclamé par les critiques mais jamais récompensé, que ce soit en sélection officielle à Cannes ou aux Oscars.
Néanmoins, c'est assurément un film important et il serait dommage, pour qui aime les films du genre, de passer à côté.








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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 20:51




Hitman (tueur à gages, en anglais) est l'adaptation d'une série de quatre jeux vidéos à succès sortis sur PC puis sur consoles (voir encart plus bas).

La réalisation du film est une fidèle adaptation de celle du jeu et montre qu'il était important de ne pas trop s'éloigner de la version originale pour donner un cachet particulier au film.
Sur ce point, on peut donc applaudir l'approche du film qui rend hommage à son aîné (en plus de la scène des deux ados qui jouent à Hitman sur leur console).

Malheureusement, certaines choses viennent plomber le tableau.
En premier chef, le choix de Timothy Olyphant dans la peau du tueur.
L'acteur, bien que chauve et portant le costume noir et la cravate rouge de rigueur, dénature un peu l'agent 47 avec son visage juvénile qui contraste avec celui du personnage, à la base froid, aux traits tirés et au regard sombre.

Il ne suffit pas d'être silencieux comme une carpe et d'avoir la démarche conforme pour être l'agent 47, il faut un certain charisme que n'a pas forcément l'acteur hawaiien. Olyphant m'a ainsi donné l'impression d'interpréter un rôle à contre-emploi.





Autre point noir, la relation qui se tisse entre l'agent 47 et Nika, une prostituée russe.
Bien que le tueur à gages se démarque originellement des autres tueurs clonés/code-barrés par les sentiments humains qu'il peut ressentir, cette relation éclaircit un peu trop, à mon goût, la noirceur de l'univers de 47.

Et même si on ne tombe pas pour autant dans le mélo (il ne se passe rien entre eux et heureusement d'ailleurs), ce genre de film n'a pas besoin, "scénaristiquement" parlant, d'avoir systématiquement un épisode "Bisounours" entre deux bastons.
Mais commercialement, c'est sûrement une autre histoire... et la présence des deux personnages sur l'affiche du film le démontre parfaitement.

Enfin, on peut également noter les quelques faiblesses du scénario au détriment de scènes d'action très efficaces mais de ce point de vue, il est rare d'être correctement servi dans ce genre de film car le but principal n'est pas la réflexion.

Au final, Hitman s'avère être un film divertissant, très proche du jeu vidéo duquel il est tiré mais n'évite malheureusement pas certains codes commerciaux qui rendent la chose plus banale qu'elle ne devrait l'être.







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