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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 03:30




Le projet de loi "Création et Internet" ou loi "HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet)" est examinée aujourd'hui à l'Assemblée Nationale, quelques mois après avoir été votée au Sénat. Ce projet, inspiré par le rapport rendu par Denis Olivennes (ex PDG de la FNAC et aujourd'hui rédacteur en chef du Nouvel Observateur), vise à instaurer une "riposte graduée" contre les vilains pirates qui font perdre de l'argent à Cali ou Zazie et qui ont empêché (ben voyons...) Bienvenue chez les Ch'tis à couler le Titanic au box office français.


HADOPI et sa raison de ne pas être

Pourtant, alors que le marché du film ne s'est jamais aussi bien porté et que la fréquentation des salles a battu de nouveaux records en 2008, le téléchargement illégal est un responsable tout trouvé aux déboires économiques de l'industrie du disque.
Mais nombre d'exemples montrent que la crise actuelle dans ce secteur est due, avant tout, à une politique rétrograde.
Tout d'abord, il est évident que les 12 pistes d'un CD ne font plus le poids face à la légèreté d'une centaine de fichiers mp3 et des lecteurs qui vont avec, surtout quand ceux-ci sont protégés contre la copie et donc empêchent l'utilisateur de les écouter sur un autre support (...sur lecteur mp3 après conversion).
Ensuite, on ne peut nier que les dépenses dans de nouveaux secteurs (DVD, jeux videos, internet,...) ont forcément plombées celles du disque et l'offre numérique (Itunes par exemple) qui permet d'acheter des morceaux à l'unité sans devoir débourser pour un album entier, a également contribué l'acheteur à délaisser la galette de 12 cm.
Enfin, les grosses majors prennent de moins en moins de risques et investissent toujours plus dans des artistes confirmés qui ne réalisent pas toujours les succés escomptés.

Ainsi, je vois mal comment le marché du disque pourrait mieux se porter avec HADOPI.
D'ailleurs, il est amusant de noter qu'aucune étude n'a été commandée par le gouvernement pour évaluer le poids du téléchargement illégal sur l'industrie culturelle. Sans surprise.


HADOPI et ses abus

Si le texte était voté, HADOPI aurait donc la lourde tâche de faire le gendarme police auprès des "voleurs" du net.
Dans un premier temps, via un petit mail (qui risquerait bien de finir dans la section SPAM si, comme le préconise la Ministre de la Culture, 10 000 mails seraient envoyés par jour) accompagné du message plaintif d'un artiste baffoué.
Bis repetita si cela ne suffisait pas avec en bonus une lettre recommandée remise contre signature.
Et si cela ne suffisait toujours pas à dissuader l'internaute de faire le gros vilain sur les réseaux P2P durant l'année suivant la réception du recommandé, HADOPI pourrait ordonner l'impossibilité à l'internaute de se connecter sur une durée allant de 2 à 12 mois (qui vaudrait résiliation donc paiement des mois restants dus au contrat qui le lie avec son FAI) et de souscrire pendant la même période un autre contrat portant sur l’accès à un service de communication au public en ligne auprès de tout opérateur.

Comme Internet est devenu plus qu'un outil d'information et permet d'effectuer nombre de démarches administratives, Mamy Lakhdah, par exemple, ne devrait plus payer son impôt sur la fortune pour avoir téléchargé illégalement l'intégralité de L'Inspecteur Derrick.

Mais ce n'est pas tout puisque la coupure de l'accés entraînerait également l'impossibilité d'utiliser les offres annexes que sont la téléphonie et la télévision.
Donc, à peine disproportionnée comme sanction surtout si elle est suivie d'une poursuite pénale, chose possible car non précisée dans le texte.


HADOPI et ses faiblesses techniques et juridiques

Comble du comble, l'internaute mis en cause ne pourrait se défendre puisqu'il ne serait pas prévu, pour le moment, de lui donner la possibilité d'avoir connaissance de ce qui lui serait reproché exactement (contenu du téléchargement illicite ou pas: film de vacances ou abandonware -fichier reversé dans le Domaine Public- téléchargés sur un réseau P2P ?).

De plus, le dispositif serait perfectible puisqu'il ne permettrait pas d'identifier une personne coupable de téléchargement illégal mais plutôt une adresse IP.
J'ose imaginer les difficultés à dénicher un internaute pirate au sein d'une entreprise, dans un cybercafé ou sur un accès Wifi dans un lieu public voire chez un particulier dont la connexion serait non sécurisée. Folklorique.

En tout cas, mauvaise nouvelle pour HADOPI et les représentants des ayants droits, il existe de nombreux moyens de contrecarrer leurs plans en cachant son adresse IP grâce à certains logiciels ou par l'intermédiaire de serveurs relais situés à l'étranger comme Rapidshare en Allemagne qui héberge des fichiers et fournit à ses utilisateurs du téléchargement direct à grande vitesse.


Conclusion

HADOPI risquerait bien d'être une gigantesque mascarade obsolète et totalement inadaptée, au service des grosses majors (les petits labels auraient-ils les mêmes moyens de répression ?) et qui, en ces temps où l'on nous rabâche sans cesse que la crise est là et qu'il faut se serrer la ceinture, aurait un coût exorbitant, estimé à 15 millions € par an auxquels il faudrait ajouter le manque à gagner dans le secteur des fournisseurs d'accès.



Pour toutes ces raisons, ce blog dit






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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:48


Il y a quelques années encore, télévision et cinéma n'étaient pas les meilleurs amis du monde.
Pour les acteurs, jouer pour le petit écran était bien moins reluisant qu'être la tête d'affiche du dernier gros film d'action attendu. Faire partie de la seconde zone en somme.

Aujourd'hui, les mentalités ont changé.
Même si la finalité reste encore le cinéma et la popularité qu'il engendre, le succés des séries TV est tel que de plus en plus d'acteurs tentent l'aventure.
A la clef, de gros cachets et des revenus plus réguliers:
quand le 7ème art se "fonctionnarise" !

Pour nombre d'entre eux, c'est une seconde chance qui s'offre.
Kiefer Sutherland en est le meilleur exemple.
Cet acteur de cinéma à succés de la fin des années 80 a fait un come back retentissant sur le devant de la scène grâce à son rôle de Jack Bauer (24), après une traversée du désert de plusieurs années. Et il n'est pas seul dans ce cas.

Glenn Close connait également une seconde jeunesse avec Damages et David Caruso est désormais davantage connu du grand public sous le nom d'Horacio (CSI Miami).

Les séries TV sont-elles devenues alors le nouveau filon à explorer ?
Assurément et les producteurs l'ont bien compris.
Car les acteurs ne sont pas les seuls à faire les yeux doux au petit écran.
Conscients que la télévision connaît un âge d'or sans précédent alors que le cinéma peine à remplir ses salles, les producteurs ont trouvé une manne financière sans trop prendre de risques: adapter les séries TV sur grand écran. 


Le public est attaché aux personnages et aux acteurs qui les habillent, l'adaptation du spectateur n'en est que plus rapide et il ne reste donc plus qu'à broder une histoire autour.
Sex and the City et sa version moins corrosive, une manière de toucher un public plus large, a connu une belle vie à l'affiche et, sans surprise, va connaître une suite.

"Ne surtout pas tuer la poule aux oeufs d'or", dicton préféré des producteurs de Mission Impossible.
Cela ne veut pas dire pour autant que l'adaptation de Mission Impossible est "artistiquement" réussi puisqu'il s'apparente davantage à un banal film d'action qu'à une version cinéma du chef d'oeuvre télévisuel.

Mais la recette ne prend pas toujours et il n'est pas rare d'assister à de gros ratages critiques et/ou populaires.
Ainsi, les remakes de Ma Sorcière bien aimée et Chapeau melon et bottes de cuir n'ont pas été à la hauteur de la réputation de leurs aînés. Même si le temps joue en la défaveur du film (les fans n'ont plus le même âge et le même engouement pour ses héros), ces échecs sont avant tout les fruits de scenarii creux et insipides et renvoient à la figure de ces gens de cinéma que de prestigieuses distributions ne suffisent pas.


Ces échecs retentissants n'ont pas pour autant refroidi les producteurs.
Des adaptations de Dallas, 24, l'Agence tous risques ou Magnum sont toujours en projet. A suivre.








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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 21:05



 


 


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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 23:05



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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 12:10




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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 09:58



 


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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 12:23


DANS LES SALLES
à partir du mercredi 10/10

Sa Majesté Minor Un jour sur Terre En cloque, mode d'emploi L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford Si j'étais toi Halloween This Is England Le Ballon rouge Sans moi Le Corbeau et un drôle de moineau Lagerfeld Confidentiel Proibido proibir (Interdit d'interdire) Le Rideau de sucre Sa Majesté des mouches La Vie est une goutte suspendue Elvis : That's the Way it is  


DANS VOTRE SALON
à partir du lundi 08/10

Le Secret de Terabithia Je crois que je l'aime Dans Paris - Edition Collector Jacquou le Croquant - Edition Collector TMNT, les tortues ninja Le Direktør Goal II : la consécration La Nonne 


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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 20:45


Parce que Lakhdah...


- Fuit systématiquement l'élitisme sectaire du Festival de Cannes...
- S'endort devant ce cinéma Lexomil asiatique...
- Considère le cinéma comme un art et non comme un moyen de faire passer un quelconque message politique larmoyant...
- A adoré le roman de Cormac McCarthy...
- Vénère le cinéma des Frères Coen...



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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 11:37

A défaut d'avoir pu rencontrer Joel et Ethan Coen sur la Croisette, je me suis délecté à lire la presse assez unanime concernant la quatité de leur nouveau film: les derniers échecs critiques de Ladykillers et Intolerable Cruelty vont vite être oubliés.
Parce qu'il serait dommage de louper l'interview, pleine d'humour (noir), donnée par les deux frangins au Nouvel Observateur, j'ai osé le copier-coller...
C'est long mais c'est bon !





N'est-il pas difficile d'adapter un grand livre, en l'occurrence celui de Cormac McCarthy No Country For Old Men ?

Ethan Coen: Oui et non. Nous sommes restés assez proches de l'intrigue initiale : un chasseur, dans le désert au sud du Texas, trouve des cadavres, des voitures, de l'héroïne et de l'argent. Tout part de là.
Joel Coen: Pour le reste, on s'est débrouillés.

Comment le livre vous est-il arrivé entre les mains ?

Joel:
Il y a deux ans, notre producteur a reçu les épreuves du livre. On l'a lu, et on a aimé. C'était un défi intéressant.
Ethan: Intéressant, oui. L'histoire est belle. On peut la résumer en disant que c'est trois hommes qui avancent en faisant des cercles les uns autour des autres.

Qu'est-ce qui a retenu votre attention ?

Joel:
Euh... c'est... une étrange combinaison de...
Ethan: ... de plusieurs genres. Il y a du roman policier, du western, de l'aventure... Plusieurs codes s'entrecroisent.
Joel: Ajoutez à ça le goût de Cormac McCarthy pour le sang, et vous avez une histoire...
Ethan: ... géante.

Vous connaissiez son oeuvre ? C'est un auteur très discret...

Ethan:
On avait lu SuttreeMéridien de sang et De si jolis chevaux.
Joel: Oui. Il a un style tout à fait particulier : on pense à Faulkner, bien sûr, mais aussi à d'autres
auteurs du Sud. Il y a la présence de la mort, et l'affrontement des hommes, toujours.

Vous l'avez rencontré ? Il est réputé pour être un ermite...


Joel:
Au début, non. Tout est passé par son agent littéraire. Mais finalement on l'a rencontré. On tournait déjà.
Ethan: Il est apparu sur le plateau, il a dit deux mots, il est reparti. Très affable, très discret. Un courant d'air.
Joel: Il est revenu une seconde fois, pffft... Le temps de lui dire bonjour, il était déjà au Texas.

L'univers de Cormac McCarthy est très spécial . Ainsi que son style, d'où la ponctuation est souvent absente...

Ethan:
Il y a des choses que nous avons dû contourner. Son style est intraduisible, il a une façon d'utiliser les mots... Mais il me semble que nous avons trouvé un équivalent dans la fluidité du récit. Nous avons élagué, mais avec discernement.

Vous êtes des spécialistes de l'humour grinçant . Là , le récit est tout sauf drôle ...


Joel:
Oh ! Pas d'accord ! Nous, on trouve qu'il y a des choses drôles. Un type poursuivi parce qu'il a trouvé une mallette avec 4 millions de dollars, c'est amusant, non ?
Ethan: Et même ces massacres extraordinaires qui parsèment tous les livres de Cormac McCarthy, ces bains de sang, si on y pense... ( Rires. )

(Stupéfié) C'est de l'humour, pour vous ?

Ethan et Joel:
Ben... d'une certaine manière... oui ! ( Rires. )

(Ferme) Non, non. Pas drôle du tout !

Ethan:
Faut voir... Mais vous avez raison, au fond ce n'est pas si drôle. Cormac McCarthy n'est pas un comique. Cela dit, il y a des moments où on a ri.
Joel: C'est parce que notre sens de l'humour est... spécial.
Ethan: Spécial ! ( Rires aigus. ) Exact !






Les dialogues, chez McCarthy, ressemblent à de brefs monologues.
Vous avez retravaillé ça ?


Joel:
Assez peu. Il suffit de reprendre le texte. Tout est une question de rythme, pour ponctuer l'action.
Ethan: Nous nous sommes reposés sur les monologues du shériff Bell, joué par Tommy Lee Jones. Nous en avons éliminé beaucoup, mais nous avons conservé la cadence de l'histoire. Nous avons gardé les silences.

L'un des personnages importants de l'histoire, c'est la frontière entre le Texas et le Mexique, présence invisible mais puissante...

Joel:
C'est même le personnage principal, celui qui détermine tout. Les trois protagonistes, le fuyard, le shérif et le tueur, sont constamment à la frontière de quelque chose. Deux cultures, deux pays, deux façons de vivre.
Ethan: La vie, la mort. Le paysage est très important : tout découle de là, de ces paysages du sud-ouest du Texas. Tout devient intemporel : on ne sait pas si ça se passe dans les années 1950, les années 1990... Quelques détails permettent de dater l'action, mais ils sont rares. On plonge dans une sorte d'éternité. C'est presque surréaliste.

Comment avez-vous effectué le casting ?

Ethan:
Tommy Lee Jones était un choix évident. Puis il y a eu Javier Bardem, qui était aussi évident pour le personnage du tueur.
Joel: Il nous a dit : « Je ne sais pas conduire et je déteste les armes à feu... » Donc on lui a collé les deux. On l'aime bien.
Ethan: Josh Brolin, l'acteur qui a le rôle principal, c'est notre Scarlett O'Hara.
Joel: On a organisé une gigantesque traque pour le trouver. On a vu des centaines d'acteurs. Il nous fallait quelqu'un qui soit crédible comme cow-boy.
Ethan: Une présence naturelle. Qui puisse résister à l'attaque d'un tueur qualifié.
Joel: Les trois personnages ont le même poids, comme dans Le Bon, la Brute et le Truand, mais...
Ethan: ... ils n'ont presque pas de scènes ensemble. Trois histoires qui se croisent, mais de loin.

C'est la première fois que vous ne travaillez pas à partir de l'un de vos scénarios originaux. (Ladykillers ???!) Adapter, c'est nouveau...  

Ethan:
On a essayé, autrefois, d'adapter un roman de James Dickey, Là-bas au nord, mais on a abandonné. Trop difficile.
Joel: Nous avons rendu les armes.
Ethan: Mais ce fut un exercice intéressant. Nous en avons tiré une leçon. Structurer une histoire, c'est essentiel. Trouver la colonne vertébrale. Le reste...
Joel: ... c'est de la barbe à papa.

La rencontre entre les Coen Bros et Cormac McCarthy a produit un résultat étonnant. D'ores et déjà, votre film est précédé d'une rumeur très flatteuse...

Joel:
Oui, oui, la rumeur a raison ! ( Ils éclatent d'un rire ravageur. )
Ethan: C'est notre chef-d'oeuvre !

C'est bon pour Cannes, la rumeur !

Joel:
La première fois que nous sommes venus, c'était pour Raising Arizona, nous dormions dans la cave du Carlton ! Maintenant, Gilles Jacob nous envoie des lettres ! Génial !

Vous travaillez sur divers projets, en ce moment ?

Ethan:
 Nous travaillons sur trois scénarios en même temps. Et nous préparons notre prochain film.
Joel: On essaie de mettre un peu d'ordre dans tout ça. Nous travaillons sur Burn After Reading, une histoire de CIA avec George Clooney, disons quelque chose comme Les Trois Jours du Condor si Robert Redford avait été un peu abruti... Puis nous ferons Hail Caesar, l'histoire d'une troupe de théâtre qui se prépare à jouer Shakespeare, dans les années 1920.
Enfin nous avons Gambit, une histoire de vol de statue, avec Jennifer Aniston et Ben Kingsley. On essaie de ne pas mélanger les trucs.
Ethan: On devrait peut-être...
Joel: ... c'est une idée, ça. Ethan: On mélange ? Joel: On mélange !




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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 18:27




Le Festival des Cannes débute aujourd'hui sous le beau soleil de Lima, la capitale du Pérou.
A l'occasion de sa soixantième édition, une pléiade de stars sud-américaines va défiler au pied de la Cordillère des Andes pour voir ou présenter les oeuvres sélectionnées pour cette année anniversaire..
Au programme de cette dizaine, films, Pisco et jolies rides... 




Cette année, Fernando Alejandro Pantiaga de Abreu de la Roja Por Favor, le directeur du Festival, nous a réservé un casting de choix pour juger la qualité des films présentés en compétition.





Lakhdah, la bimbo "bergère péruvienne" mondialement célèbre, présidera ce jury relativement éclectique composée de Gorbah, sa cousine germaine boulangère à Huaras, Renato le maire maquereau d'origine sicilienne de Chachapoyas, Theresa l'écrivaine "best seller" engagée dans la libération sexuelle des brebis naines et enfin Sharpah, le révolutionnaire de Pucallpa reconverti dans l'E-Sport.




Qui dit soixantième anniversaire dit sélection de haute volée.
Et le jury aura de quoi en prendre plein les mirettes avec cinq films très différents.

Tout d'abord, Meet Jerry Can, une comédie irrésistible qui met en scène un acteur loser qui va connaître la consécration en se produisant dans les rues de Lima.
Ensuite, place à l'émotion dans La Canne à Dad'Rye, le nouveau chef d'oeuvre de Joao Curculito qui raconte la relation profonde entre un vieil homme et sa canne.





Quand la Canne perd un "N" et gagne deux ailes, c'est Cane Hard, une fiction assez libertine, interdite au moins de 16 moutons, sur la sexualité des canards du Lac Titicaca. 
Enfin, on clôturera le Festival par deux films étrangers, La Vie de Genghis Khan, un biopic sur le célèbre empereur mongol et Caen-Cannes, Traversée de la France en trottinette, film fleuve en version accélérée de 8 heures.




Le Jury va probablement avoir du mal à départager les cinq films en compétition et décerner les Palmes.

Les bookmakers péruviens donnent néanmoins La Canne à Dad'Rye favori de la compétion mais la surprise pourrait venir de Cane Hard qui va probablement susciter la polémique de par son sujet déroutant.


Quoi qu'il en soit, bon festival à tous !
 



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