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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 18:34




  


L'histoire en 55 mots

La jeune Olive, 7 ans, n'a qu'un rêve: celui de devenir Reine de beauté.
Lorsqu'elle reçoit une invitation pour participer au prestigieux concours Little Miss Sunshine, récompensant la plus jolie des gamines, toute sa famille s'embarque, pour le meilleur et pour le pire, dans le van jaune familial, direction La Californie...


Portrait craché d'une famille "modèle"...

Dans la famille Hoover, je voudrais d'abord le père      (Greg Kinnear), un homme voué à motiver son monde et dont le livre "Parcours vers le succés en 9 étapes" ne trouve pas preneur. Cet anti-loser par excellence va apprendre à ses dépends que le winner n'est pas toujours celui qui croit l'être.


Dans la famille Hoover, je voudrais ensuite la mère      (Toni Collette), une femme aux épaules bien larges pour tenter de maintenir un semblant de cohésion dans tout ce petit monde. Même si elle a fini de se faire une raison, elle voit dans ce concours l'occasion idéale pour resouder les liens familiaux.


Dans la famille Hoover, je voudrais aussi le grand-père    (Alan Arkin) ou, pour être plus précis, le père du père, sorte d'adolescent du troisième âge, aux moeurs soixantuitardes (sexe, drogue et rock n' roll) qui vient de se faire virer de sa maison de retraite pour avoir sniffé de l'héroïne.   



Dans la famille Hoover, je voudrais en plus le fils          (Paul Dano), grand lecteur de Nieztsche, qui a fait voeu de silence jusqu'à son entrée dans l'Air Force Academy et qui communique sa rage de la vie et sa haine de sa famille via son bloc-note.


Dans la famille Hoover, je voudrais surtout la fille (Abigail Breslin), véritable rayon de soleil dans cette tribu de déglingués qui, malgré son penchant pour la crème glacée, ses lunettes rondes et son bandeau rouge, rêve de devenir une Miss... comme à la télé !


Dans la famille Hoover, je voudrais aussi le frère de la mère (Steve Carell), un cheveu de plus dans la soupe, suicidaire proustien éconduit par son compagnon et fraîchement sorti d'un séjour en hôpital psychiatrique.


Enfin dans la famille Hoover, je voudrais le van familial, un volkswagen au "réveil difficile" qui va mener, tant bien que mal, cette petite troupe désunie vers la Californie.

Road Mov(menté) et thérapie

Ce périple de trois jours vers l'ouest américain ne va pas être une cure de tout repos.
Durant plus de 90 minutes, les désillusions de chacun vont s'enchaîner et mener petit à petit notre famille à bout de nerfs vers le clash. Jusqu'à l'upercut final et ce redressement à l'unisson...

Little Miss Sunshine est plus qu'un Road Movie, c'est une véritable thérapie de groupe où les travers de chacun sont mis à rude épreuve. Une sortie libératoire pour tout le monde et surtout une prise de conscience: celle de ne pas pouvoir toujours être à la hauteur de ses ambitions.

Un film qui se veut pessimiste en surface mais qui, au final, nous offre une vision positive de la famille en difficulté.


Premier film, coup de maitres !

Jonathan Dayton et Valerie Faris réalisent ici leur premier long métrage mais ne sont pas pour autant des débutants.
Ils ont précédemment oeuvré pour la télévision en produisant et réalisant des films pour le petit écran, des pubs et de nombreux clips vidéo pour les plus grands (notamment les 1979 et Tonight Tonight des Smashing Pumpkins).

Récompensé et applaudi à Sundance et Deauville, Little Miss Sunshine est donc un premier essai concluant, fruit d'une expérience certaine dans l'audiovisuel.
Ajoutez y une interprétation générale magistrale (Steve Carell est toujours aussi génial) et une belle histoire tragi-comique simple dans sa complexité et vous obtenez un petit bijou de cinéma, une des bonnes surprises de l'année 2006 !

Cesar 2007 du Meilleur Film Etranger ? Réponse le 24 février...
Oscar 2007 du Meilleur Film ? Réponse le 25 février...




Ils en parlent aussi dans leur blog...

"Franchement, ce film n’a pour moi aucun défaut."
Mon cinéma au jour le jour

"Les réalisateurs arrivent à nous faire rire avec une famille de cas sociaux nevrosés dans un road movie rafraichissant et jouissif."
Share my world

"Little Miss Sunshine est un petit bijou, un chef d'oeuvre des films indépendants."
My garden state

"Un film haut en couleurs mais qui présente aussi les aspects noirs de la vie."
Untitled

"En tout cas, même si ce n'est pas forcément de l'avis de la famille Hoover, j'ai effectué un voyage certes mouvementé, mais au combien agréable et drôle, à bord du vieux combi capricieux."
Septième art



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commentaires

kuro 14/02/2007 20:04

super film perso je lui colle un bon 18/20 :):)

sophie 27/01/2007 08:12

excellent j'ai adoré... magnifiques prestations d'acteurs

Sibilla 27/01/2007 00:16

Ah oui l'apparition de Chloé ! un grand moment de bonheur. Et en effet, Mysterious skin est un film génial. A voir.

iftol 26/01/2007 13:42

C'etait La belle surprise de 2006...bravo pour ce dossier sur le film ;-)

Spazmatazz 26/01/2007 08:18

Comme quoi pas besoin d'explosions surréalistes, de héros dopés ou de scènes de sexe gratuites pour rendre nécessairement un film attrayant... une bande de losers suffit ! :D
Merci pour ton compliment. :)