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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 15:17


Deux c'est mieux qu'un !

Cette semaine sort enfin dans les bacs les nouvelles pitreries de nos amis américains de Jackass.

A défaut d'avoir fréquenté les salles obscures françaises comme ce fut le cas en septembre dernier outre Alantique, Johnny Knoxville et sa bande nous reviennent donc sous la forme d'une galette dorée dans un Jackass: Number Two  qui risque bien de retourner une fois de plus  l'estomac et les yeux des sensibles âmes puritaines.

Bouffons de culture


Jackass (bouffon en français) est à la base un programme trash diffusé sur MTV début des années 2000.

Durant trois saisons, de jeunes américains, joyeusement déconneurs et cascadeurs professionnels pour la plupart, amusaient le petit écran à se martyriser à coups d'idées totalement saugrenues, se lancer des défis plus fous les uns que les autres ou choquer Monsieur Tout le Monde dans des caméras cachées franchement hilarantes... 

Alors oui Jackass est loin d'être une émission culturelle.
Tout au plus apprend on, "preuve à l'appui", qu'il est possible d'avaler un poisson rouge et de le vomir vivant 2mn plus tard ou bien qu'accompagner une voiture en plein lavage automatique simplement vêtu d'un slip léopard sur le pare-brise avant est idéal en temps de canicule...


Ok, ce n'est pas très intellectuel et éducatif et pas vraiment un programme qui favorise l'accouplement de neurones ou qui changera l'histoire du monde, je vous l'accorde.
Mais est ce le but ?
Entre nous, je préfère me marrer devant mon écran de télévision plutôt que matter une dizaine de cobayes humains enfermés 3 mois dans un loft ou subir l'école ronflante de la chansonnette ringarde. 
 

Tous les succés TV mènent au cinéma


Bref, le succés du programme sur MTV fut certain et a donc conduit, mise à part à l'émergence de clones plus ou moins réussis (Michaël Youn en France), à un film sorti au cinéma en 2002.
Cependant, malgré une belle carrière américaine, il n'a été distribué que dans très peu de salles en France, beaucoup moins en tout cas que le fade et surjoué 11 commandements.
Complètement dans la lignée de la série TV, Jackass Le Film a été une réussite tant commerciale qu'"artistique" (si on aime ce genre d'humour) ! 
Il n'est donc pas étonnant de voir une "suite" sur grand écran.

Jamais un sans deux... et sans trois ?

Ainsi, quatre ans plus tard, nos trublions sont de retour.
Ils ont certes perdu leur bouille de gamins mais pas leurs idées de mômes.
Et c'est donc avec grand plaisir que l'on retrouve nos acolytes pour une nouvelle fournée de farces toujours plus ou moins fines.

Entre les cascades hallucinantes de nos joyeux drilles,  les défis d'un Steve-O toujours aussi déjanté et les caméras cachées de Spike Jonze et Johnny Knoxville grimés en nonagénaires aux moeurs très légères, Jackass Number Two nous offre une fois de plus un panel de séquences aussi absurdes qu'hilarantes. 

Pas de doute, ils s'amusent toujours autant à se faire mal et nous aussi (à les voir se faire mal) !

En attendant un probable numéro 3 (Jackass Number Two avait déjà rapporté 28 millions de dollars dès la première semaine d'exploitation aux Etats Unis soit presque 3 fois plus que ce qu'il a coûté !) et un jeu video qui devrait débarquer sur PC et consoles, vous pouvez retrouver de nombreuses séquences de Jackass (films et série) sur ce blog dans la rubrique Pour bien commencer la semaine...   


The DiViDi


Le packaging est des plus sobres, pas de digipack.
Le prix aussi d'ailleurs, mois de 15 euros.
Un dépliant papier figure à l'intérieur du boîtier pour vanter les émissions diffusées sur MTV parmi lesquelles figurent Viva la Bam et Wild Boys, les nouveaux programmes de Bam Margera et Chris Pontius/Steve-O.
En dehors de cette pub sans vraiment grand intérêt, on trouve bien entendu le dvd où figure bien entendu le film (qu'il vaut mieux regarder en VOST).
Jackass Number Two est uniquement sorti en version Unrated c'est à dire sans censure avec une interdiction aux moins de 16 ans préconisée (sic).
Même si les "Fuck" ne sont pas bippés comme c'est le cas sur MTV et même si, dans les moments critiques, les baloches de nos Jackass ne sont pas floutées, on peut tout de même sourire de cette mention "Unrated" tant les scènes du film se suffisent à elles mêmes pour choquer les âmes sensibles.

Du côté des bonus, pas mal de choses assez sympathiques comme les scènes supprimées ou coupées au montage, les scènes inédites, les commentaires de toute la bande et le making of du film. 


            



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commentaires

Carcharoth 17/03/2007 17:36

youplaAlala jackass... disons qu'il faut prendre ça au 12émé degré, ou alors qu'il faut aimer les trucs débiles et absurdes, même si parfois on a tès envie de pouvoir nous aussi le faire !
ça détend !
un peu comme ce blog (la détente je parle hein !)

Spazmatazz 16/03/2007 18:47

Très bon commentaire Fab ! :)
Jackass est tourné dans une totale dérision et son unique but est de faire rire le téléspectateur ou au moins le faire sourire.
Même si c'est absurde, ça reste fait dans la bonne humeur.
Comparé aux autres programmes "qualitay MTV", mon choix est vite fait en tout cas. :D

Fab 16/03/2007 16:36

Jamais 2 sans 3Rhââââââââââârghhhh!
Il fallait lire "Je prie donc" et non "je pris donc"...
Voilà ce qui arrive Spaz' quand on m'embrouille le cerveau avec des maths! ;-D

Fab 16/03/2007 16:34

C'est tout moi ça : je m'emporte, je m'emporte et j'en oublie de me relire. Je pris donc les courageux lecteurs de mon précédent commentaire de faire preuve d'indulgence à l'égard de mes fautes d'orthographe, d'accord, de syntaxe, de grammaire, de frappe...

Fab 16/03/2007 16:30

Je dois avouer que quand j'ai découvert Jackass (ça doit faire 5 ans, c'est fou ce que le temps passe vite), je n'étais pas vraiment enthousiaste. Sur le moment, voir un tel niveau de crétinerie, m'agaçait au plus haut point et quelque chose m'effrayait dans ce masochisme et dans le mauvais goût de certaines séquences. Irritation sans doute dû à ma tendance à l'émétophobie, à l'époque.
Bref, tout ça pour dire que depuis, j'ai changé d'avis. Contrairement à toi Spaz', ce n'est pas vraiment à Jackass auquel je pense en premier ressort pour lutter contre les coups de blues mais je dois dire que quand je tombe sur certaines séquences, je ne fais pas mon difficile.
Jackass a même l'air bien gentillet (faut-il s'en réjouir?) comparé à certaines autres images et phénomènes qui ont vu le jour ces derniers mois (le navrant "happy slapping", ou encore, ces gosses de riches américains qui paient des SDF pour les filmer en train de se battre jusqu'au sang ou en leur demandant de se cogner la tête contre les murs jusqu'à l'évanouissement).
Dernière indignation en date : les photos abjectes prises en 2004 au sein du CHRU de Lille et publiées à la Une de CHOC HEBDO, la semaine dernière. Je n'ai pas voulu voir les pages intérieures, ne souhaitant pas céder au voyeurisme primaire auquel nous encourage ce type de publication mais la couverture placardée sur les façades des buralistes et mises en valeur dans tout les kiosques m'ont suffi à me filer la gerbe. Pour info, ces photos montrent deux aides soignants poser auprès de patients inconscients ou endormis, dans des postures dégradantes. Sur la une, l'aide soignant au visage cagoulé de gaze, miment un revolver sur la tempe d'une malade. Rien que ça fait froid dans le dos. Selon les rumeurs, CHOC aurait contacté la direction du CHRU de Lille en leur proposant de ne pas publier ces images (apparamment envoyé par les aides soignants) en échange d'un reportage exclusif (ça c'est du journalisme les gars). Une proposition qui a été refusée et plutôt que de chercher à "étouffer" cette histoire, la direction du CHRU a organisé une conf' de presse. Les photos ont donc été publiées, et ont sans doute contribué aux 200 000 numéros vendus de cette nouvelle formule hebdomadaire. J'ai acheté le deuxième numéro cette semaine de ce mag qui voudrait être le newsmagazine des 18-35 ans. En partie parce que Pierre Lescure est de l'aventure. Et c'est bien ce que je pensais : c'est vide, creux, on n'apprend rien. Bref, je me rends compte que ce commentaire est hors-sujet...
Ou plutôt si, il tend à dire aux détracteurs de Jackass qu'il y a bien pire dans la vie et que, quitte à se prendre la connerie humaine en pleine face, mieux vaut qu'elle nous fasse rire.